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The Complaint and the Consolation, or Nighty thoughts Londres, R.Edwards (1797)
Description
- Edouard Young
- The Complaint and the Consolation, or Nighty thoughtsLondres, R.Edwards (1797)
Premier tirage.
Exemplaire à très belles marges, bien complet du feuillet d’explication des figures qui fait souvent défaut.
Les planches des pages 8 et 46 sont avant l’adresse.
Un mors anciennement restauré.
Provenance
Literature
Bentley, Blake Books, 515 ; Essick & Labelle, Night Thoughts, Dover, 1975; Ray, The Illustrator and Book in England, 1790-1914, 3; Foot, The Henry Davis Gift, II, 218-221; Peyré, Peinture et poésie, pp. 92-93 (“Poète précurseur des temps poétiques à venir, dessinateur tout aussi visionnaire, graveur remarquable et même éditeur, Blake donne au livre une dimension que ce dernier jusque-là ne connaissait pas”); Bibliothèque nationale, Quelques ancêtres du Surréalisme, 1965, n° 144 (The Book of Urizen) ; Tate Gallery, William Blake, 2000, pp. 52-57.
Catalogue Note
Publiées en neuf parties, entre 1742 et 1745 à Londres, Les Nuits, principale œuvre d’Edouard Young (1638-1765), sont un recueil de poèmes où il affirme la nécessité de croire en l’immortalité de l’âme, seul fondement de la morale.
Chaque Nuit est ainsi l’occasion pour le poète anglais d’exposer une réflexion : place de l’homme sur la terre, nécessité de la vertu qui seule peut permettre d’affronter sereinement la mort…
Quelques-uns des thèmes ici développés furent empruntés par les romantiques, qui reprirent notamment l’idée de la Nuit, celle de la Tombe, ainsi que le goût des ruines.
L’œuvre est aujourd’hui plus connue par les célèbres et magnifiques illustrations qu’en fit William Blake.
Ce précurseur se heurta à l’incompréhension du public qui ne sut aborder cette surprenante iconographie. Ainsi, seules les quatre premières Nuits furent imprimées, chacune est annoncée par un frontispice et accompagnée de compositions occupant les marges du texte, soit un ensemble de 43 illustrations, toutes dessinées et gravées par l’artiste.
Une mention manuscrite datée de 1885, portée sur un feuillet de garde, nous indique le prix de la reliure. Joseph William Zaehnsdorf mourut l’année suivante, aussi a-t-elle été très certainement réalisée par son fils, Joseph.