Lot 59
  • 59

Encyclopédie ou Disctionnaire des Arts, des Sciences et des Métiers par une société de gens de lettres Paris, Neufchâtel, Briasson-David-Le Breton-Durand-Faulche (1751 - 1772)

Estimate
35,000 - 45,000 EUR
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Description

  • Diderot & D'Alembert
  • Encyclopédie ou Disctionnaire des Arts, des Sciences et des Métiers par une société de gens de lettresParis, Neufchâtel, Briasson-David-Le Breton-Durand-Faulche (1751 - 1772)
28 vol. in-folio (377 x 251 mm). Supplément à l’encyclopédie, ou… Paris-Amsterdam, Panckoucke-Stoupe-Brunet-Rey, 1776-1777. 5 vol. in-folio. Table analytique et raisonnée. Paris-Amsterdam, Panckoucke, 1780. 2 vol. in-folio. Soit 35vol. in-folio, veau marbré clair, filets à froid autour des plats, dos à nerfs ornés, tranches rouges (reliure de l’époque).



Édition originale de l’une des plus grandes entreprises de l’esprit humain.
Exemplaire agréable, bien complet des planches d’Hermaphrodites qui manquent souvent et du frontispice, paru longtemps après le 1er volume.
Petites différences dans le décor des dos des reliures.

Reliures restaurées.

Literature

D. Adams, Bibliographie des œuvres de Denis Diderot, I, pp. 280-302 ; J. Proust, En français dans le texte, 156.

Catalogue Note

Son intérêt est double : elle est à la fois une compilation d’informations et un manifeste philosophique. Sous la masse des 28 volumes et l’infinie variété de ses 71 818 articles, se cache une évolution de la connaissance humaine dont les nouveaux principes ont été énoncés par d’Alembert dans le discours préliminaire. En effet, bien qu’il reconnaisse officiellement l’autorité de l’Église, d’Alembert précise que la connaissance vient des sens et non de Rome et de la Bible, la raison étant le juge souverain. Aussi cet ouvrage est-il apparu d’emblée dangereux aux yeux des autorités qui l’ont condamné à deux reprises : une première fois en 1752 après l’affaire de l’abbé Jean-Martin de Prades, et en 1759 après la publication de l’Esprit d’Helvetius.
Chaque fois l’Encyclopédie fut sauvée par Guillaume de Lamoignon de Malesherbes.
Lors de la deuxième interdiction, il fut l’instigateur du compromis qui préserva l’Encyclopédie. En effet en accordant à Diderot le droit de publier un Recueil de mille planches sur les Sciences, les Arts Libéraux et les Arts Mécaniques, il l’autorisa implicitement à imprimer les dix derniers volumes de texte à condition qu’ils soient libellés “à Neufchâtel, S. Faulche & Compagnie Libraires et Imprimeurs”.
Parmi les écrivains qui participèrent à cette entreprise, citons : Duclos, Rousseau, Turgot, d’Holbach, Daubenton, Quesnay, Grimn. Le supplément fut confié à Robinet.
Un frontispice par Cochin et 3 129 planches gravées illustrent cet ouvrage.
Diderot recruta les dessinateurs et graveurs parmi les artistes de la rue Saint-Jacques et de la Huchette. Le meilleur d’entre eux fut Louis-Jacques Gousier.