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Lettre autographe signée à Brice Parain Datée (5 juillet 1953)
Description
- Camus, Albert
- Lettre autographe signée à Brice ParainDatée (5 juillet 1953)
Billet écrit à un confrère et ami.
Pliure centrale à peine visible.
Literature
O. Todd. Albert Camus, Une vie, Gallimard, pp. 283, 341, 353-354, 480, 514, 528, 575.
Catalogue Note
Sa rédaction suit de près la parution de La Mort de Socrate, ouvrage de Brice Parain édité en 1950, dont Camus encourage la suite : … Écrivez la suite de Socrate. (vous êtes content de l’accueil, n’est-ce pas ?). Tant pis pour la dérision. Il faut céder à ce qui monte. On ne peut pas, toujours, se clore la bouche… Il lui confie à demi-mot une détresse passagère … Mon passage à Paris n’a été qu’un éclair et je n’ai vu personne. Il m’a fallu recourir ici à l’immortalité. Je travaille un peu et j’essaie de rester à la hauteur de ce qui m’arrive. Des recours? Rien, sinon l’espèce de confiance obstinée que j’ai en mon étoile. Mais les jours sont longs…
Les deux hommes s’étaient liés d’amitié chez Gallimard. Camus admirait en Brice Parain le philosophe du langage et le spécialiste de la littérature russe. Il possédait, en effet, une immense connaissance de l’URSS, dont peu d’intellectuels de gauche, pourtant fascinés par la Russie à l’époque, pouvaient se prévaloir. Camus, directeur de collection chez Gallimard, sollicita son concours et ses conseils à plusieurs reprises. Ce fut Brice Parain, notamment, qui lui fit découvrir Simone Weil. Au cours de la polémique qui l’opposa à Sartre, il fut l’un des rares à lui manifester sa sympathie.