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La Maigre Paris, Le Degré Quarante et Un (1952)
Description
- La MaigreParis, Le Degré Quarante et Un (1952)
Illustrations :
10 pointes-sèches de Picasso.
L’un des 14 exemplaires (n° XIII) sur vieux japon, réservé aux signataires (l’artiste et l’éditeur).
Édition limitée à 74 exemplaires, tous signés par l’éditeur et Picasso au crayon rouge.
Provenance
Henri Paricaud (Cat. I, 1996, n° 84).
Literature
Cramer, Pablo Picasso, Les livres illustrés, n° 63; Geiser-Baer, IV, n° 877-886.
Exposition : Bibliotheca Wittockiana, Pierre-Lucien Martin, 1987, n° 90; Maison de la Poésie, Picasso et la reliure, 1991, n° 55 avec reproduction.
Catalogue Note
Ce récit satirique appartient à un plus vaste ensemble, Jeux inconnus, écrit par Adrian de Monluc, comte Cramail (1571-1646), sous le pseudonyme de Guillaume de Vaux. Iliazd le découvrit par hasard chez un bouquiniste en 1941. Il s’agit, avec Le Courtisan grotesque, d’une des deux histoires choisies par l’éditeur en vue d’une publication. La verdeur du style l’avait tout autant séduit que le tempérament de l’écrivain gascon. Ce dernier, tour à tour littérateur, danseur de cour et batailleur, fut longtemps emprisonné par Richelieu pour ses accointances à la cause espagnole.
À l’occasion de cet ouvrage, Iliazd inaugura le principe d’espacement variable entre les lettres, qu’il devait appliquer par la suite à l’ensemble de sa production.
L’artiste, qui avait accepté le projet mais tardait à l’entreprendre, se mit immédiatement au travail après la lecture du manuscrit. Il acheva les gravures le 13 avril 1951 à Vallauris.
L’illustration, parfaitement intégrée au texte, joue sur deux formats différents, le diptyque et la frise, qui alternent régulièrement. Les premiers s’attachent surtout à décrire des figures, dont celle de la maigre demoiselle, les seconds présentent des scènes de joutes et de chevalerie.
Il est enrichi de 2 états de la couverture sur vélin d’Arches, dont l’un signé par Picasso, et d’une suite des gravures sur chine, chaque planche justifiée “épreuve d’artiste”, et signée par l’éditeur.
Reliure typique des années 1965-1970 au cours desquelles P.-L. Martin employa des matières classiques un peu oubliées, comme le chagrin à grain long, dont l’agencement avec le box crée un jeu d’oppositions subtiles.