Lot 373
  • 373

Peut-être Manuscrit autographe, s.d. (1952)

Estimate
1,000 - 1,500 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Camus, Albert
  • Peut-êtreManuscrit autographe, s.d. (1952)
1 p. in-4°.



Fragment de texte, publié dans Retour à Tipasa. Trace de scotch en haut à gauche et quelques très légères rousseurs.

Literature

Albert Camus, Théâtre, Récits, Nouvelles, La Pléiade, pp. xxxv et 443-444; O. Todd, Albert Camus, Une vie, Gallimard, pp. 556 et 579.

Catalogue Note

Il est inspiré de Tipasa, ville typiquement méditerranéenne. Associée au bonheur sensuel dans Noces à Tipasa, écrit vers 1936-1937, la ville est ici évoquée comme un paradis perdu ou secret. Camus est encore profondément marqué par la polémique autour de L’Homme révolté. Ses quelques lignes, extrêmement lyriques, résonnent comme un cri :
Parfois, à l’heure de la première étoile dans le ciel encore clair, buvant à même la lumière fine, j’ai cru savoir. Je savais, en vérité. Je sais toujours peut-être. Mais personne chez moi ne veut de ce secret… Je vis dans une famille qui règne sur des nouvelles villes riches et hideuses, des cités de pierres et de brumes. Jour et nuit, elle parle haut et tout plie devant elle qui ne plie devant rien: elle est infirme et sourde à tous les secrets. La puissance qui me porte… m’ennuie pourtant et il arrive que tes cris me lassent. Mais son malheur est le mien, nous sommes du même sang…
Bien que ces lignes soient les dernières du texte Retour à Tipasa, l’ensemble se lit de manière autonome, d’autant que l’auteur les a titrées Peut-être.