Lot 322
  • 322

Parler seul - Poème Paris, Maeght (1948 - 1950)

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description

  • Miro, Joan - Tzara, Tr.
  • Parler seul - PoèmeParis, Maeght (1948 - 1950)
in-folio (387 x 285 mm), box crème, plats ornés de coups de pinceaux s’entrecroisant de box noir, se mêlant au titre selon deux techniques, lettres de box chiné mosaïquées de box jaune, vert, bleu, rouge ou lettres en creux sur fond de box chiné, dos lisse avec noms de l’auteur et de l’illustrateur, doublures et gardes de daim mastic, couverture illustrée et dos, tranches dorées sur témoins, chemise et étui bordés de box (Leroux, 1976).



Illustrations :
72 lithographies originales de Joan Miró.

L’un des 20 premiers exemplaires sur vélin de Montval, avec la lithographie supplémentaire, signée et datée au crayon de couleur 10/VII/50 par Miró. L’artiste a rehaussé cette lithographie à l’aquarelle et au crayon de couleur.



Reliure :
Imposante reliure de G. Leroux, dont le décor se fond parfaitement avec l’esprit du livre. Elle est à rapprocher de celle que le praticien fit pour Renaud Gillet.



Édition limitée à 253 exemplaires, tous signés par l’artiste et le poète.

Literature

Cramer, J. Miró, les Livres illustrés, n° 17 ; A. Coron, 50 Livres illustrés depuis 1947, 9 (“Parler seul est sans doute le plus grand livre de Miró”) ; Y. Peyré, Peinture et poésie, le dialogue par le livre, p. 140 (“Parler seul de Tzara et Miró constitue une secousse considérable“) ; R.-R. Hubert, Miró et le livre surréaliste, Mélusine, p. 227 ; Fr. Johnson-D. Stein, Artists’ Books in the Modern Era 1870-2000, n° 127.

Catalogue Note

Première véritable œuvre d’illustration du peintre, après quelques planches isolées, ce beau livre est né du mariage de deux démarches. Par son format il rappelle les travaux de Vollard, par son esprit ceux de Kahnweiler.
Miró anime et illumine ici la poésie de Tzara, autant par des coups de pinceaux épais et irréguliers, allant du noir aux couleurs, que par des taches et des étoiles aux couleurs vives. Les poèmes de Tzara, sans ponctuation ni majuscule, composés durant son séjour à l’hôpital psychiatrique de Saint-Albun, paraissent ici pour la première fois.
Le relieur a pris le soin de conserver les lithographies qui ornent la chemise d’origine.