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Lettre autographe signée à Christine Boumeester s.d (hiver 1947)
Description
- Francis Picabia
- Lettre autographe signée à Christine Boumeesters.d (hiver 1947)
Bel hommage, publié avec la quasi-totalité de sa correspondance à Christine Boumeester de 1945 à 1954.
Picabia l’a joint à une lettre de l’hiver 1947 par ce bref envoi: Ces quelques lignes après la lecture d’Explorations [poème illustré par Henri Goetz, le mari de Christine, publié en 1947 par Paris-Vrille] que j’avais complètement oublié.
Literature
Picabia, Lettres à Christine : 1945-1954, pp.vii, viii, ix et 89-9.
Catalogue Note
Le travail de son amie fit, à plusieurs reprises, l’objet d’écrits, notamment de préfaces de catalogues d’exposition, la première, personnelle, à la galerie de L’Esquisse en 1945, la seconde, collective, à la galerie de Colette Allendy en 1948, sans compter une monographie en 1951, mais ce texte, élaboré dans le cadre d’une correspondance privée, est d’une rare délicatesse :
Dans la peinture de Christine Boumeester, beaucoup de secrets sortent de leur cachette pour être éclairés par son soleil.
Je voudrais donner la vie éternelle à ses tableaux.
Ce qui m’attire est le spectacle du rêve qui entoure ses toiles, en quelque sorte, elle est la femme spirituelle de la grande aventure picturale…
Le dessin autour duquel le texte s’organise introduit une rupture de ton propre à l’artiste. D’un érotisme léger et rempli d’humour, il représente un couple de boxeurs, homme et femme (Picabia et Christine ?) qui se veut peut-être l’illustration d’une remarque de la lettre précédant cet envoi: Pauvre idiot qui aime le combat singulier. Singulier ou Pluriel ?
Leur amitié, nouée durant la guerre dans le Midi, devait se renforcer cette même année, où la jeune femme l’aida à restaurer deux des plus célèbres toiles réclamées par les musées américains, Udnie et Edtaonisl, peintes en 1913.