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Madame Edwarda Paris, Chez Le Solitaire [Blaizot] (1942)
Description
- Jean Fautrier
- Madame EdwardaParis, Chez Le Solitaire [Blaizot] (1942)
Première édition illustrée.
Première collaboration Bataille-Fautrier, qui sera reconduite en 1947 avec l’Alleluia cathéchisme de Dianus.
Illustrations :
30 héliogravures libres reprises à l’eau-forte, tirées en taille-douce et imprimées en rouge brique, sous le nom de Jean Perdu, en réalité Jean Fautrier, se mélangent au texte.
L’un des 45 exemplaires sur papier de Montval; celui-ci a été offert par Fautrier à André Malraux :
Pour André Malraux
avec l’amitié
de Fautrier
6 déc. 1945
Pièces jointes :
5 dessins originaux de l’artiste, à la plume sur papier vergé, reprenant les illustrations des pages 17, 20, 24, 28 et 33. Deux des dessins portent au verso un numéro à l’encre.
Édition limitée à 88 exemplaires.
Provenance
André Malraux (1901-1976).
Literature
B.M. Mason, Jean Fautrier, Les Estampes, p. 85 à 115; Y. Peyré, Peinture et poésie, pp. 134-136; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Fautrier, 1898-1964, p. 214.
Catalogue Note
Peu après Ma mère, G. Bataille associa son nom à ce récit érotique publié en édition originale en 1941 sous le pseudonyme de Pierre Angélique.
Malraux rencontra pour la première fois le peintre chez Marcel Castel en 1928. Très vite il lui proposa d’illustrer des livres, un premier projet naît, l’Enfer de Dante, qui ne verra jamais le jour, Gaston Gallimard jugeant cette illustration trop personnelle et éloignée du texte.
Malgré cette mésaventure, l’auteur de La Condition humaine continuera à promouvoir l’œuvre du peintre en l’exposant à la Galerie de la NRF et en préfaçant ou en participant à la rédaction de plusieurs catalogues d’exposition.