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L' Espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka Manuscrit dactylographié complet et signé, s.d.
Description
- Camus, Albert
- L' Espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka Manuscrit dactylographié complet et signé, s.d.
Version définitive du texte de Kafka momentanément écarté du Mythe de Sisyphe (1942) par la censure.
Il fut publié au numéro n°7 de la revue L’Arbalète en 1943.
Quelques petits défauts au papier.
Literature
Albert Camus, Essais, La Pléiade, 1965, pp.1410-1455; Albert Camus, Œuvres complètes, Paris, Club de l’honnête homme, 1983, pp.121-127.
Catalogue Note
L’ensemble est dactylographié à l’exception des deux premières pages, de quelques lignes clôturant le texte, et des nombreuses corrections et ratures.
Il est ici préparé en vue de sa première parution dans L’Arbalète. L’auteur a joint au tapuscrit proprement dit (chiffré de 108 à 121), la page titrée et la préface, toutes deux écrites à l’encre noire sur un papier différent, dont la première indique le titre définitif du texte (“L’Espoir et l’absurde dans l’œuvre de Franz Kafka” à la place de Kafka, romancier de l’espoir - cf. manuscrit original Jacques Millot), et la seconde, la place qu’il devait occuper dans le Mythe avant sa mise à l’index :
“Les pages qui suivent ont fait d’abord partie d’un ouvrage, déjà paru, où était étudiée la notion d’absurde. Il s’agissait, par la critique de quelques thèmes de la philosophie existentielle, d’y définir une pensée absurde, c’est-à-dire une pensée délivrée de l’espoir métaphysique. On se demandait ensuite s’il était possible d’imaginer de même, sur le plan de la création, une œuvre véritablement absurde. Le chapitre sur Kafka répondait à cette préoccupation. Les circonstances ont cependant empêché jusqu’ici sa publication.”
Elle comporte en outre de nombreuses annotations au crayon, émanant probablement de Marc Barbezat : l’adresse de Camus en première page, des indications d’ordre typographique et des reprises de mots en marge. Fondateur de L’Arbalète, premier éditeur de Genet, cet industriel lyonnais était aussi un passionné de littérature.
L’adresse précitée est celle de la pension de Madame Œttly, ancienne ferme fortifiée près de Chambon-sur-Lignon, où Camus vécut en convalescent d’août à novembre 1941, accompagnée de sa femme, Francine, dont Mme Œttly était une connaissance. Son fils, Paul, devait souvent jouer dans les pièces de l’écrivain.