Lot 162
  • 162

Le Tricorne Paris, Paul Rosenberg (1920)

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Pablo Picasso
  • Le TricorneParis, Paul Rosenberg (1920)
in-4° (263 x 209 mm), maroquin vert, sur le premier plat fenêtré à échancrures de vélin soulignées de palladium, titre en lettres dorées, dos lisse orné au palladium, bordure intérieure sertie de filets selon la même technique, couverture, non rogné (Pierre Legrain, inv., René Kieffer).



32 reproductions des maquettes en couleurs.
L’un des 50 premiers exemplaires contenant :
- Italienne, femme au livre. Une eau-forte sur zinc biseauté sur vergé d’Arches, justifiée (26/50) et signée par Picasso.
- une épreuve de l’état de noir de chacune des planches, soit 31 reproductions.
Intéressante reliure de Pierre Legrain, exécutée par René Kieffer.

Dos passé.
Édition limitée à 250 exemplaires.

Provenance

Sotheby’s New York (Cat., 1999, n° 187).

Literature

Cramer, Pablo Picasso, Les livres illustrés, n° 8 ; Geiser, I, 56.

Catalogue Note

Dès 1916, sur une initiative de Cocteau, Picasso commença à travailler à des décors de ballet. Il manifesta d’emblée pour cette activité inhabituelle une ardeur et un enthousiasme propres aux nouveaux moyens d’expression qu’il ne maîtrisait pas encore. En premier lieu, il collabora avec Erik Satie pour le ballet Parade, puis avec les Ballets russes qui comptaient dans leurs rangs la danseuse Olga Kokhlova, qu’il épousa en 1919. En mai de la même année Picasso partit pour Londres, travailler au Tricorne, ballet en un acte dont la chorégraphie fut assurée par L. Massine, la musique par E. de Falla. Il fut dansé par la troupe de Diaghilev le 22 juillet 1919. Mélangeant classicisme et modernisme, l’œuvre connut un grand succès, il est encore dansé aujourd’hui.
Seules figurent les solutions retenues : la version définitive du rideau de scène ; la maquette du décor ; 26modèles de costume et 6 dessins sur 4 feuillets montrant des détails du décor.
La reliure est typique de sa première manière, lorsqu’il travaillait majoritairement pour Doucet. En 1920, il en réalisa une vingtaine pour le compte de son célèbre mécène. Elle est non répertoriée dans le catalogue des reliures établi par la librairie Blaizot.