Lot 148
  • 148

Poèmes à l'eau-forte Paris, Pellet (1914)

Estimate
7,000 - 9,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Louis Legrand
  • Poèmes à l'eau-forteParis, Pellet (1914)
gr. in-4°.(278 x 220 mm) Maroquin prune, premier plat orné d’une composition mosaïquée, associant un décor à la lettre à un décor floral, formée du titre de l’ouvrage en maroquin sable, émergeant d’une floraison de pétales de maroquin vert, rouge, havane, et de feuilles d’une plante grimpante sinueuse de maroquin vert et olive, dos à nerfs orné, bordure intérieure mosaïquée, gardes de soie moirée, couverture et dos, tranches dorées sur témoins, chemise et étui gainés de même maroquin (G. Cretté, succ. de Marius Michel).




L’un des rares exemplaires sur papier d’Arches réimposé au format in-4°. Tirage non mentionné à la justification. Il contient :
- les 30 eaux-fortes originales hors-texte, justifiées (13/20) et signées par L. Legrand, sur papier vélin. Elles sont avant la lettre.
- une suite des dessins avant réduction, sans titre, soit 75 planches. Trois dessins (À celle qui est trop gaie, Les Métamorphoses du vampire et Les Guitaristes) n’ont pas de tirage à part.
- un dessin en double état pour La Géante.
Édition limitée à 80 exemplaires numérotés, tous sur vergé à la forme.

Literature

Carteret, Le Trésor du bibliophile, IV, p. 237. (“Remarquable publication. Une des plus belles illustrations de Legrand. Grande cote en grand papier avec les états”) ; Ray, The Art of the French Illustrated Book, 1700 to 1914, n° 46 ; Vinckenbosch, Georges Cretté, n° 297.

Catalogue Note

Publiée par Gaston Pellet, comme l’avait été son Livre d’Heures, cette anthologie de Louis Legrand réunit des poèmes de Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Tristan Corbière, Théophile Gautier, Gustave Kahn…
Au nombre de trente-trois, ils sont illustrés de 30 eaux-fortes originales et de 45 dessins reproduits dans le texte, l’ensemble par Louis Legrand, qui réalise ici sa série d’illustrations la plus ambitieuse.
Élève de Félicien Rops, ce dernier lui communiqua aussi son goût d’une galanterie épicée, mais il est rare que Legrand manifeste la morbidité de son éducateur ; il a des ivresses physiques un sens plus optimiste.