Lot 119
  • 119

Yvette Guilbert Paris, L'Estampe Originale (1894)

Estimate
30,000 - 40,000 EUR
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Description

  • Henri de Toulouse-Lautrec
  • Yvette GuilbertParis, L'Estampe Originale (1894)
petit in-folio carré (387 x 387 mm), broché, ruban, couverture.



ÉDITION ORIGINALE.
Exemplaire dans sa condition d’origine, conservé dans une boîte de toile.

Quelques éparses et très légères rousseurs, comme très souvent.

Édition limitée à 100 exemplaires, tous sur papier d’Arches, signés par Yvette Guilbert au crayon vert.

Literature

Fr. Chapon, Le Peintre et le Livre, 43 et 72; R. Castelman, A Century of Artists Books, pp. 84-85; Victoria & Albert Museum, From Manet to Hockney, p. 10; Wittock, p. 69 à 85; […], Toulouse-Lautrec, Galeries nationales du Grand Palais, n° 88.

Catalogue Note

Gustave Geffroy écrivit ce texte afin de promouvoir Yvette Guilbert, la plus brillante et la plus singulière des diseuses et chanteuses parisiennes de la fin du XIXe siècle. Il nous livre ici, non pas une biographie de l’artiste, mais une description du café-concert et de son public.
Admirateur de Toulouse-Lautrec, il lui confia le soin d’illustrer son album. L’artiste réalisa 16 lithographies originales tirées en vert olive à l’instar du texte.
Réalisées au crayon et au pinceau, le plus souvent rehaussées de crachis, technique que maîtrisait fort bien l’artiste, elles viennent parfaitement appuyer le texte.Le trait concis et aigu de Toulouse-Lautrec met merveilleusement en image le personnage d’Yvette Guilbert.
À sa sortie, l’album fut diversement accueilli. Il enthousiasma Yvette Guilbert, reçut les éloges d’Arsène Alexandre, subit les foudres de Jean Lorrain et provoqua l’admiration de Georges Clemenceau.
Lors d’une récente exposition à Albi, Danièle Devynck rédigea un article, “Petit monstre, mais vous avez fait une horreur”, dans lequel elle consacre quelques passages à l’album : “l’ensemble frappe par la sobriété de la mise en page qui ne fait que renforcer la puissance d’un dessin synthétique, et suffisamment épuré pour ne pas sombrer dans la caricature” (Musée Toulouse-Lautrec, Yvette Guilbert-Diseuse fin de siècle, pp. 27-33).