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Jean-Jacques, dit James Pradier,1790-1852 Buste de Louise Revoil Colet (1810-1876)
Description
- Jean-Jacques, dit James Pradier
- Buste de Louise Revoil Colet (1810-1876)
- plâtre patiné façon bronze (restaurations)
- Haut. 82 cm
- height 32 1/4 in
Provenance
Exhibited
Literature
Références bibliographiques :
- Cat. exp. Statues de chair. Sculptures de James Pradier (1790-1852). Genève, Paris, 1985/86, p. 227-228, no. 40.
- S. Lami, Dictionnaire des Sculpteurs de l'ecole française. Dix-Neuvième Siècle, Paris, 1921, (réed. 1970), t. 4, p. 109.
- Francine du Plessix Gray, Mon cher Volcan ou la vie passionnée de Louise Colet, Paris, (J.C Lattès),1994, p. 123.
Catalogue Note
Ce beau portrait de Louise Colet (1810- 1876) en plâtre patiné est sans doute le buste mentionné par Lami comme ayant figuré à l'Exposition des Portraits des Femmes sous les Trois Républiques au Palais de Bagatelle en 1909, et considéré depuis comme perdu .
La poète est représentée dans toute sa splendeur avec un décolleté ravissant, une étole enveloppant ses épaules, sa chevelure bouclée encadrant le visage, attachée en un chignon à l'arrière pour dégager sa jolie nuque. On reconnaît tout de suite le collier à la grecque ornant sa poitrine, identifiant Louise comme la 'Sapho' de Pradier. Ce collier réapparaît à plusieurs reprises, presque comme un 'leitmotiv' dans l'oeuvre de Pradier et souligne l'attribution à l'artiste.
Louise Colet était une amie proche de Pradier et posait pour lui dès 1837. Dénommée affectueusement 'sa Sapho' , Louise l'appellait en retour son 'Phidias', signe de leur amitié. C'est en 1846 que Louise rencontre dans l'atelier de Pradier l'écrivain Gustave Flaubert (1821-1880), agé de vingt cinq ans, et de onze ans son cadet dont elle tombe éperdument amoureuse. Leur rencontre sera le début d'une liaison qui durera neuf ans. En 1846, Flaubert la décrit posant devant le maître : 'La Muse posait. Sa figure olympienne resplendissait dans la lumière de l'été; ses cheveux d'or semblaient un rayon de soleil provençal au milieu des statues poussièreuses ...; les boucles de sa chevelure roulaient sur ses épaules, et au moindre mouvement caressaient sa gorge parfaite et ses bras blancs. Elle avait un nez charmant, dont les narines palpitaient quand son regard bleu, profond comme la mer d'Italie, se posait sur la belle figure du jeune Normand. Sa bouche était ronde et vermeille. Son corps majestueux. 'La belle créature', pensa Flaubert ébloui'.
En effet, Louise Colet était reputée pour sa beauté et elle sera portraiturée par des peintres comme Wintherhalter (voir ci-contre) et Alphonse. De la main de Pradier, on connaît deux statuettes de petit format en plâtre, réalisées en 1837 : l'une montrant Louise Colet allongée contre un rocher au bords des flots (Louvre et Maison Victor Hugo), et la deuxième assise sur un fauteuil (Maison Victor Hugo).