- 96
IMPORTANTE STATUE DE PRISONNIER, BANGWA, BASSIN DE FONTEM, RÉGION DU GRASSLAND, CAMEROUN
Description
Condition Note:
Manques dans le flanc et le bras gauche. L’extrémité des jambes est cassée, manquante.
We are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described in our catalogue. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSION CONCERNING CONDITION OF A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD "AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE CATALOGUE.
Catalogue Note
PROVENANCE
Colletée in situ par Philippe Guimiot, 1966
Philippe Guimiot, Bruxelles
LITERATURE AND REFERENCES
Reproduite dans:
Harter, Arts Anciens du Cameroun, 1986 : 340, n° 364-365
Exposée et reproduite dans:
Oerkunsten van Zwart Afrika, Cultureel Centrum Gemeentekrediet, Bruxelles, Passage 44, 1977 : 102, cat n° 66
CATALOGUE NOTE
Dans son ouvrage de référence consacré aux Arts Anciens du Cameroun, Pierre Harter reproduit deux photographies de cette œuvre. Selon lui, avec les pays Bamum et Mankon, la région de Fontem est la seule où furent observées des statues de personnages aux mains liées. Son bonnet de coton, sa ceinture en peau de léopard et les cinq plis de son cache-sexe permettent de l’interpréter comme l’effigie d’un dignitaire en captivité (Harter, 1986 : 326). Sa signification demeure énigmatique. Selon Harter, en pays Mankon, les statues d’iconographie comparable étaient utilisées au sein d’un culte favorisant les campagnes périodiques de recrutement d’esclaves.
Illustrant un thème rare au sein d’un corpus déjà restreint, cette œuvre se distingue par ses grandes qualités sculpturales. Harter la décrit comme « très belle, montrant un torse puissant, avec une étonnante sensibilité dans les volumes » (idem).
Une vingtaine de styles Bangwa ont été identifiés par Harter (idem : 313). Ici, le mouvement induit par la torsion du corps et la légère asymétrie des volumes curvilignes, la puissance de l’expression associée au relatif naturalisme des traits, leur espacement sur le visage, les yeux protubérants cernés de paupières en relief et la forme très caractéristique du nez permettent d'identifier sa provenance à la région de Fontem, et de la rapprocher de la statue commémorative du roi Fotabong Nsheu (Harter, 1986 : 1 et 315, pl. 352 et Sotheby's New York, 11 novembre 2004 : 106-110, lot n° 100).
English version at the end of the catalogue