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PUISSANTE FIGURE DE RELIQUAIRE, FANG, GABON
Description
Le socle est d'Inagaki.
Condition Note: Fine fente à l'arrière droit de la tête. Fissures sur le dos. Le tenon et la base anciennement manquants.
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Catalogue Note
PROVENANCE
Ancienne collection Paul Guillaume, Paris, 1935
Ancienne collection Mace et Helen Neufeld, Los Angeles
Sotheby's, New York, 14 november 1989, lot 192
LITERATURE AND REFERENCES
Exposé et reproduit dans :
Siroto, 1976, African Spirit Images and Identities, p. 63 n° 120, Pace Gallery, New York, 24 avril - 29 mai 1976
The Heard Museum, 1985, Animal, Bird and Myth in African Art, Phoenix, 12 avril - 13 octobre 1985
Reproduit dans:
Lehuard, Arts d'Afrique Noire, 1976, n° 19 : 43
Perrois, 1979, Arts du Gabon, n° 78
CATALOGUE NOTE
Dans son ouvrage consacré aux Arts du Gabon publié en 1979, Louis Perrois rattache cette imposante figure de reliquaire éyima byéri au sous-style Okak, provenant du Rio Muni (actuelle Guinée Equatoriale). Ce style se caractérise notamment par une morphologie complexe, née de l'influence des groupes Fang situés à la frontière du Gabon, en particulier Ngoumba, Ntumu et Betsi. Cette figure de reliquaire associe en effet le "réalisme idéalisé" des Fang Okak (Perrois, idem : n.p.) et les caractéristiques essentielles du style Nzaman-Betsi, qualifié par Perrois comme "le plus classique de tous les styles fan" (1972 : 77) : cou de même diamètre que le tronc, muscles des jambes et des bras aux reliefs accentués, épaules arrondies, face sur-concave. De la conjugaison de ces traits naissent le caractère exceptionnel et la très grande beauté de cette œuvre.
Les très importantes traces de prélèvement - sur les mains et l'abdomen - indiquent une utilisation rituelle répétée et prolongée. Dès 1904, E. Allégret (in Fang, 1991 : 105) notait en effet que lorsqu'un Fang décide d'entreprendre une action importante, il "détache une petite parcelle du crâne de l'ancêtre". Ce principe de prélèvement s'applique également aux sculptures.
Cette figure de reliquaire éyima byéri, par la puissance de ses formes et de ses traits et par sa très belle patine sombre et suintante témoigne parfaitement du goût de Paul Guillaume, dès les premières années du XXe siècle, pour les styles les plus forts de la statuaire Fang, qu'il considérait comme la quintessence de "l'Art nègre".
English version at the end of the catalogue