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IMPORTANT STATUE FÉTICHE, SONGYE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Description
Condition Note: Manque dans la base et dans l'épaisseur interne des jambes. Extrémité de la corne épointée.
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Catalogue Note
PROVENANCE
Karel Plasmans, Belgique, avant 1960
Jean Willy Mestach, Bruxelles, 1968-69
Ancienne collection Baudoin de Grunne, Wezembeek-Oppem
Sotheby's, New York, 19 mai 2000, lot n° 72
LITERATURE AND REFERENCES
Hersak, Songye Masks and Figures, 1985 : planche 132
CATALOGUE NOTE
Karel Plasmans, ingénieur agronome de nationalité belge, mena des recherches approfondies sur la tradition orale des Songye. Très intéressé par la sculpture Songye, il collecta sur le terrain, entre 1955 et 1972, un ensemble de statues et de masques, chacun accompagné d'une documentation précisant les pratiques cultuelles et magiques s'y rattachant.
Hersak (1985 : 165) attribue cette puissante statue communautaire aux Eki, occupant la partie occidentale du pays Songye. Selon lui, ce style se distingue notamment par les nombreux éléments métalliques (plaques et clous en cuivre) ornant le visage et par la coiffe - ici spectaculaire, composée de languettes métalliques et de plumes. Neyt (2004 : 306-313) précise que la tradition sculpturale des Songye Eki partage avec celle des autres ateliers occidentaux un même substrat commun, constituant vraisemblablement l’archétype de la grande statuaire Songye.
cf. Neyt (2004 : 53-54) pour une statue nkishi de style comparable.
Les statues mankishi, médiateurs entre les esprits et les hommes, étaient réalisées à la fois pour guérir, protéger, apporter chance et fécondité. Tandis que celles de petite dimension étaient réservées à un usage personnel, les statues de grande dimension, comme celle présentée ici, étaient destinées à protéger l'ensemble de la communauté, souvent pendant plusieurs générations. Pour les Songye, leur valeur réside avant tout dans l'efficacité des composantes magiques - dissimulées ici dans la cavité abdominale et dans la corne. Le nkishi communautaire était conservé dans un sanctuaire particulier situé au centre du village et placé sous la protection d'un gardien, censé traduire les messages du nkishi sous l'emprise de la possession médiumnique (Hersak, 1985 : 132).
English version at the end of the catalogue