Lot 13
  • 13

Giuseppe Penone

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Description

  • Giuseppe Penone
  • Impronta Digitale
  • signé Giuseppe Penone et daté 1982 au dos
  • huile sur toile et bronze
  • 200 x 585 cm
  • 78 3/4 x 230 1/4 in

Provenance

Atelier de l'artiste

Exhibited

Milan, Galleria Salvatore Ala, Giuseppe Penone, 1982
Ottawa, Galerie Nationale du Canada ; Fort Worth, Fort Worth Art Museum ; Chicago, Museum of Contemporary Art, Giuseppe Penone, 1983-1984, p. 57, illustré
Paris, Galerie Liliane et Michel Durand-Dessert, Le corps en perspective, 1998
Paris, Galerie Liliane et Michel Durand-Dessert, Corps sublimes, 2002
Grenoble, Musée de Grenoble, L'Art au Futur Antérieur, 2004, illustré

Literature

ARC-Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Giuseppe Penone, catalogue de l'exposition, Paris 1989, p. 63, illustré
Germano Celant, Penone, Milan-Paris 1989, pp. 111 et 117, illustré
Germano Celant, Giuseppe Penone, Milan 1989, pp. 111 et 117, illustré
Arstudio no. 13, 1989, p. 130, illustré
Castello di Rivoli, Giuseppe Penone, Turin 1991, p. 195, illustré
Catherine Grenier, Giuseppe Penone, catalogue de l'exposition du Centre Pompidou, Paris 2004, p. 158, illustré

Catalogue Note

Le monde végétal et son énergie vitale tiennent, avec le corps humain, une place prépondérante dans le parcours artistique de Penone, cadet du groupe de l’Arte Povera. « L’arbre ne peut oublier ou éliminer le passage du temps et  sa forme végétale stationnaire englobe tous les événements de la vie, importants ou non». L’artiste s’associe à la nature par une relation épidermique bien spécifique : ainsi la peau, protection propre à l’humain et au végétal, réceptacle de traces indélébiles, devient centrale dans sa recherche. La nature, énergie vitale d’évolution et de croissance, créatrice de formes, est en tant que telle, artiste. Penone recherche ces formes afin de s’associer à cette puissance créatrice supérieure et d’imposer son geste, sa trace, son empreinte dans la nature. L’énergie créatrice primaire est matérialisée dans une transposition artistique : le geste devient art.

Au cours des années 1975-80, l’idée de la genèse de la vie se concrétise dans des œuvres qui reprennent le geste du potier et le souffle du créateur. Ainsi en 1980 il élabore le cycle des Gestes végétaux, images anthropomorphiques de la symbiose entre l’être humain et la nature. Sur la forme d’un mannequin, il marque l’argile avec des traces imprimées comme des caresses dans la matière. Fondus en bronze, ces gestes font ainsi surgir des formes qui apparentent le nu féminin idéal au caractère évanescent de l’écorce des arbres parmi lesquels Penone les dispose.

Réalisée en 1982,  Impronta digitale semble concentrer tous les éléments qui constituent cette recherche.  L’empreinte manuelle est déposée par touches successives de peinture sur une grande toile. Le corps féminin qui apparaît               – référence à l’image classique de Danaé –  est peint directement avec les doigts selon le processus de caresse des Gestes végétaux : le désir crée l’œuvre.

L’embrasse en bronze qui suspend au mur, dans un drapé, l’extrémité droite de la toile rappelle de même l’écorce des arbres : moulage de la partie interne des cuisses du nu qui ne se montre que de dos, c’est la part occulte la plus invisible et la plus secrète qui est ainsi discrètement exhibée, incognito…