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Achille Etna Michallon (Paris 1796 - 1822)
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Description
- Achille Etna Michallon
- Paysans romains au pied de la cascade de Tivoli
- Signé en bas à gauche Michallon
- Huile sur toile
- 49,5 x 62 cm
Literature
Sera inclus au Catalogue Raisonné de l'oeuvre de Michallon, en préparation par Madame Chiara Stefani.
Catalogue Note
Fils du sculpteur Claude Michallon, Achille-Etna Michallon étudia avec les paysagistes Alexandre Dunouy, Jean-Victor Bertin et Pierre-Henri de Valenciennes. Peintre précoce, il débuta à 16 ans au Salon de 1812 et remporta en 1817 le grand prix de paysage historique qui venait d'être fondé. A son retour de Rome en 1821 il fut le premier maître de Corot. Michallon fut sans doute parmi les premiers "paysagistes purs", peignant des vues de plein air prises sur le motif, en alternance avec des paysages classiques d'inspiration historique, biblique ou littéraire.
Achille-Etna Michallon se rendit une première fois à Tivoli au mois de juin 1818, pour y revenir ensuite à la fin du mois de juillet de la même année. Une lettre écrite en date du 19 septembre 1818 à Charles de l'Espine, fils aîné de Pierre-Charles de l'Espine qui avait protégé Michallon à ses débuts, témoigne de l'enchantement spontané de l'artiste lorsqu'il parvint sur le lieu visité par tout peintre étranger en Italie. Trois ans plus tard, en 1821 (peut-être juste avant son départ en été pour le nord de l'Italie, la Suisse et enfin la France) Michallon fit une dernière visite à Tivoli, au cours d'une excursion en direction de Palestrina, comme le montrent plusieurs dessins localisés et datés.
C'est peut-être au cours de ce deuxième voyage à Tivoli qu'il a réalisé un dessin de grand format (44,5 x 58,2 cm, musée du Louvre, Paris) au crayon noir et à la mine de plomb avec rehauts de craie blanche sur papier brun, qui reproduit la vallée de l'Aniene avec ses cascades et le temple de Vesta qui domine le paysage. Ce dessin a été probablement utilisé par l'artiste pour se faire une première idée du tableau, exécuté plus tard avec l'ajout des figures au premier plan. De plus, une étude à l'huile sur papier marouflé sur toile (43,5 x 33 cm, collection particulière), peinte certainement d'après nature, lui a servi pour fixer dans sa mémoire la partie centrale du tableau, avec les bâtiments qui surplombent la cascade et le torrent qui va jusqu'au premier plan, et pour se rappeler les lumières et les couleurs, qu'il pourrait ainsi employer dans la Cascade de Tivoli et paysans au premier plan.
Par rapport à l'huile sur papier, ici le panorama, élargi des deux cotés, maintient toutes les nuances des verts et des marrons, en accord avec le bleu des eaux. Le ciel, partiellement couvert de nuages et la lumière provenant de droite demeurent inaltérés dans le tableau définitif qu'on peut peut-être mettre en rapport avec la Vue de la cascade de Tivoli, prise sur les lieux par l'auteur qui figurait dans une exposition à Lille en 1822.
Achille-Etna Michallon se rendit une première fois à Tivoli au mois de juin 1818, pour y revenir ensuite à la fin du mois de juillet de la même année. Une lettre écrite en date du 19 septembre 1818 à Charles de l'Espine, fils aîné de Pierre-Charles de l'Espine qui avait protégé Michallon à ses débuts, témoigne de l'enchantement spontané de l'artiste lorsqu'il parvint sur le lieu visité par tout peintre étranger en Italie. Trois ans plus tard, en 1821 (peut-être juste avant son départ en été pour le nord de l'Italie, la Suisse et enfin la France) Michallon fit une dernière visite à Tivoli, au cours d'une excursion en direction de Palestrina, comme le montrent plusieurs dessins localisés et datés.
C'est peut-être au cours de ce deuxième voyage à Tivoli qu'il a réalisé un dessin de grand format (44,5 x 58,2 cm, musée du Louvre, Paris) au crayon noir et à la mine de plomb avec rehauts de craie blanche sur papier brun, qui reproduit la vallée de l'Aniene avec ses cascades et le temple de Vesta qui domine le paysage. Ce dessin a été probablement utilisé par l'artiste pour se faire une première idée du tableau, exécuté plus tard avec l'ajout des figures au premier plan. De plus, une étude à l'huile sur papier marouflé sur toile (43,5 x 33 cm, collection particulière), peinte certainement d'après nature, lui a servi pour fixer dans sa mémoire la partie centrale du tableau, avec les bâtiments qui surplombent la cascade et le torrent qui va jusqu'au premier plan, et pour se rappeler les lumières et les couleurs, qu'il pourrait ainsi employer dans la Cascade de Tivoli et paysans au premier plan.
Par rapport à l'huile sur papier, ici le panorama, élargi des deux cotés, maintient toutes les nuances des verts et des marrons, en accord avec le bleu des eaux. Le ciel, partiellement couvert de nuages et la lumière provenant de droite demeurent inaltérés dans le tableau définitif qu'on peut peut-être mettre en rapport avec la Vue de la cascade de Tivoli, prise sur les lieux par l'auteur qui figurait dans une exposition à Lille en 1822.