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La Frileuse, France, d'après Jean-Antoine Houdon (1741-1828)
Description
- La Frileuse
portant la signature houdon,
estampillé A.A.Hebrard Cire perdue- bronze à belle patine brun foncé
- Haut. 25,5 cm
- height 10 in.
Literature
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- A. Poulet, Jean-Antoine Houdon. Sculptor of Enlightment, Washington, 2003, pp. 225-234, no. 38-40.
- J.R Gaborit, Musée du Louvre. Sculpture Française, II-Renaissances et Temps modèrnes, t. II, Paris 1998, p. 433.
- J. Ginepro, 'Jean-Antoine Houdon (1741 -1828), La Frileuse', dans L'Estampille, n°158, Juin 1983, p. 63-64.
Catalogue Note
C'est en 1781 que Houdon réalise un premier modèle de la Frileuse en terre cuite. On la trouve décrite sur la liste des oeuvres de l'artiste 'modelle d'une frileuse représentant l'hiver pour être exécuté en marbre sur quatre pieds de haut.' Commandée par Anne-Charles Modenx de Saint-Wast, la statue en marbre grandeur nature sera exposée au Salon de 1783 comme 'Une jeune fille en marbre de grandeur naturelle exprimant le froid, surnommée la Frileuse. Elle est chez l'auteur de la Bibliothèque du Roi' et a été donné en 1828 par Augustin-François Creuzé, prefet de l'Hérault, au musée Fabre à Montpellier. Personnification de l'hiver, la statue en marbre représente une femme s'enveloppant en une draperie recouvrant entièrement sa tête et ses épaules. Il existe de ce modèle également une version en bronze grandeur nature, réalisée par Houdon en 1787 et aujourd'hui au Metropolitain museum à New York.
Un petit bronze presque identique à notre statuette, représentant La Frileuse nue, les bras entrecroisés devant sa poitrine, les cheveux attachés en un chignon, est conservé au musée du Louvre (RF383). Ce dernier a vraisemblablement été fondu vers 1793 par Jacques-Edouard Gatteaux (1788-1881) d'après une esquisse en terre cuite lui appartenant (aujourd'hui non localisée). Le Louvre possède une 'petite Frileuse' en terre cuite très similaire, vraisemblablement celle exposée au Salon de 1793, sous le no 124.
Adrien-Aurelien Hebrard se spécialisa à la fonte en cire perdue permettant d'obtenir une sculpture intacte fondue d'un seul jet. Il écrit ainsi en 1904 à Rodin à propos d'un bronze, (il) 'avait l'air d'avoir été directement modelé dans le bronze par vos doigts.' Un bronze identique au nôtre, également une fonte à la cire perdue des ateliers Hebrard, appartient à la collection Jacques Ginepro. Notre bronze pourrait être identifié avec la statuette vendue à la vente Arnauld, le 13 février 1925 à Paris, sous le lot 27, où elle fut décrite comme 'cire perdue, édition A. Hébrard, haut. 26 cm'.