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lettre autographe à lenieps Montmorency, 11 décembre 1760
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Description
- Rousseau, Jean-Jacques
- lettre autographe à leniepsMontmorency, 11 décembre 1760
3 pages in-8, adresse au dos, cachet de cire rouge.
"Mon cher et bon ami (...), peut-être avant la fin de ce mois le misérable et plat roman [Julie ou la Nouvelle Héloïse] dont vous parlez arrivera-t-il à Paris (...) J'ai quitté pour ma vie le métier d'auteur. Il me reste encore un vieux pêché à expier sous la presse, après quoi le public n'entendra plus parler de moi (...) J'ignore les tracasseries de M. de Gauffecourt avec M. de Voltaire et me soucie peu de les savoir (...) Je ne me soucie point de courir après les gens qui s'en vont."
"Mon cher et bon ami (...), peut-être avant la fin de ce mois le misérable et plat roman [Julie ou la Nouvelle Héloïse] dont vous parlez arrivera-t-il à Paris (...) J'ai quitté pour ma vie le métier d'auteur. Il me reste encore un vieux pêché à expier sous la presse, après quoi le public n'entendra plus parler de moi (...) J'ignore les tracasseries de M. de Gauffecourt avec M. de Voltaire et me soucie peu de les savoir (...) Je ne me soucie point de courir après les gens qui s'en vont."
Literature
Correspondance complète de Jean-Jacques Rousseau, Genève, Institut et Musée Voltaire, 1969, VII, 1190.
Catalogue Note
Par cette lettre à l'un de ses plus proches confidents, Rousseau fait pour la première fois référence à l'épisode le plus polémique et le plus commenté de toute sa vie : l'abandon de ses cinq enfants à l'Hospice des enfants trouvés. Leur mère, Thérèse Levasseur a été la compagne de l'écrivain de 1745 jusqu'à sa mort. A partir de 1765, trois ans après la sortie de L'Emile, les détracteurs de Rousseau, parmi lesquels Voltaire (mentionné dans cette lettre), lui reprocheront d'avoir osé écrire un traité sur l'éducation tout en ayant abandonné ses enfants. Cette lettre disculpe ainsi Rousseau de l'imposture odieuse à laquelle ses ennemis réduiront autant L'Emile que l'existence de son auteur.