Lot 180
  • 180

Artaud, Antonin van gogh le suicidé de la société maquette originale avec corrections autographes Paris, K éditeur, 1947 maquette originale corrigée du plus beau texte d'artaud. avec 2 importantes lettres autographes de l'auteur

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Description

  • Artaud, Antonin
  • van gogh le suicidé de la sociétémaquette originale avec corrections autographesParis, K éditeur, 1947
Maquette originale de Van Gogh le suicidé de la société découpée et contrecollée sur 64 pages in-8 numérotées au crayon avec indications typographiques, corrections et ajouts autographes par Artaud. Interventions graphiques au crayon orange et au stylo-bille bleu d'une autre main. Enveloppe autographe adressée à "Editions K" jointe.



pièces jointes : 2 lettres autographes signées d'Artaud. La première à l'éditeur Pierre Dedet : " Je vous serai bien reconnaisant de m'écrire une lettre me disant que vous me donnez le droit de publier où j'en trouverai la possibilité tous les manuscrits dont je suis l'auteur (...) étant donné qu'aucun des manuscrits que je vous ai confiés depuis un an n'est encore sorti (...) Je suis très malade au fond de mon lit depuis plusieurs semaines, incapable de me mouvoir et presque complètement paralysé : tout mon corps n'est qu'une immense ankylose" (Ivry, 17 octobre 1947, 4 p. in-4, enveloppe jointe) ; l'autre à Alain Gheerbrant, d'une écriture très nerveuse, à propos des hors textes de Van Gogh : "je vous avais bien dit que je ne voulais pas de reproductions sur papier couché mais que j'exigeais du papier mat. Le résultat est que le papier mat d'Artaud le Momo est une splendeur et que le papier couché de Van Gogh est misérable. Vous me ferez désormais des reproductions sur papier mat pour La Culture moderne (...)"  ([Ivry, janvier 1948], 4 p. in-4).  

Catalogue Note

Les ajouts et corrections portés par Artaud sur la maquette, si elles ne font pas légion, sont d'une importance incontestable : Van Gogh devient ''le pauvre Van Gogh", de tous les peintres celui qui nous dépouille "le plus profondément, et jusqu'à la trame". Il y a surtout une modification essentielle pour la compréhension d'Artaud : à l'une des dernières et des plus importantes phrases du texte :  "Et je crois qu'il y a toujours quelqu'un d'autre à la minute de la mort extrême pour nous dépouiller de notre coeur", Artaud change "coeur" et met "vie".