Lot 37
  • 37

Jules Desbois, 1851-1935

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Description

  • Jules Desbois
  • LA MISERE
  • signée J. Desbois, avec la dédicace A Vous Mon cher Lucien, et intitulé La Misère
  • terre cuite originale

  • Haut. 38,5 cm, haut. totale 42 cm
sur un socle carré en marbre

Literature

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- R. Huard, P. Maillot, Jules Desbois, sculpteur, 1851-1935. Une célébration tragique de la vie, Paris, 2000, p. 25-28, cat. no. 20 a,b,c.
- Cat. exp. Rodin, ses collaborateurs et ses amis, Paris , musée Rodin, Paris, 1957, no. 26.
- J. Mercier, Jules Desbois. llustre statuaire Angevin, 1972, no. 43.
- G. Coquiot, "Jules Debois", in L'Art et les artistes, juillet 1911, 7ème année, no. 76.

Catalogue Note

Après une formation à l'Ecole Nationale des Beaux Arts, Jules Desbois travaille pendant trois ans dans l'Atelier de Pierre Cavelier. Il débute au Salon de 1875 avec un buste en plâtre d'Orphée qui lui vaut une médaille. C'est en 1878, alors qu'il participe aux travaux de l'Exposition Universelle dans l'atelier du sculpteur Eugène Legrain, qu'il rencontre Auguste Rodin qui l'invite à venir travailler chez lui. De cette rencontre naît une grande amitié et une fructueuse collaboration. En hommage à leur amitié, Rodin fit figurer leurs deux signatures sur certaines oeuvres exécutées ensemble. Desbois devient l'un des collaborateurs les plus importants de l'atelier de Rodin. Son style évolue vers un réalisme très expressif dans la taille directe du marbre, du bois et de l'ivoire, ainsi que dans le modelé de la terre cuite.

Jules Desbois expose le modèle en plâtre de La Misère (haut. 55 cm) au Salon de 1894, qui se trouve aujourd'hui au musée Jules Desbois à Parçay. Une étude en terre cuite (haut. 37,5 cm) est conservée au musée Rodin à Paris. En 1894, l'Etat commande à l'artiste une version grandeur nature (haut. 125 cm) en bois sculpté, qu'il expose au Salon de 1896, aujourd'hui au musée des Beaux-Arts de Nancy. Précédée par La Mort et Le Bûcheron qui fait scandale au Salon en 1890, La Misère est suivie par des oeuvres comme L'Hiver (1904), Le Sisyphe (1908-1910) et La Mort Casquée (1920). Le sujet de la Misère sera repris et réinterprété par des sculpteurs comme Auguste Rodin et Camille Claudel.