Lot 126
  • 126

platon

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Description

  • Platon
  • le Phédon de Platon traittant de l'immortalité de l'âme. Paris, Sébastien Nivelle, 1553
bel exemplaire, très frais, réglé et en vélin doré, aux armes de Le Goux de La Berchère



edition originale de la première traduction française. In-4 (232 x 162mm).



Initiales gravés sur bois.



reliure de l'époque. Vélin ivoire doré, double encadrement de filets avec fleurons dorés aux angles, filet en encadrement, armes au centre des plats, dos long orné de fleurs et de motifs dorés, traces de lanières, fragment de manuscrit du XIIIe siècle utilisé comme défets, tranches dorées. Boîte de plexiglas.



Quelques taches d'encre aux gardes. Quelques taches sur les plats

Provenance

anonyme contemporain : annotations dans les marges, principalement sur le premier texte de Louis Le Roy ("L'origine, progrès et perfection de la philosophie"),quelques notes en marge du Phédon -- Charles Le Goux de La Berchère (1647-1719), archevêque de Narbonne, armes (Olivier, pl. 2334, fer 5)-- Alfred Lindeboom (ex-libris ; vente, Paris, 1925, lot 71) --Librairie Pierre Berès (1974).

Catalogue Note

"La force du discours de Platon, de l'immortalité de l'âme, poussa bien aucuns de ses disciples à la mort." (Essais, II, 12)

De 1544 à 1582, la France connut une importante floraison de traductions de Platon. A la suite de l'Italie du XVe, Platon devint le grand philosophe de la Renaissance française. En 1572, Louis Le Roy, traducteur de ce Phédon et célèbre pour son éloquence puisqu'il fut le premier philosophe à parler français en chaire, remplaça Lambin comme professeur de grec au Collège Royal. Au début de cette traduction de Phédon, Le Roy place un commentaire sur l'origine, progrès et perfection de la philosophie. L'ouvrage est dédié à Henri II à l'occasion de son retour d'Allemagne. L'épître dédicatoire a été "lue devant sa Majesté à Follembray lez Coucy le III jour d'aoust" 1552. A la suite du Phédon se trouvent trois autres ouvrages tirés de la République, du Phèdre et du Gorgias.