Empire

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Lot 287
  • 287

Napoléon 1er

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Description

  • Napoléon 1er
  • lettre signée "Napoléon" au maréchal Davout. Saint-Cloud, le 23 août 1808. 4 p.in-4
"Mon cousin, les Anglais ayant débarqué des forces assez considérables en Espagne, j'ai rappelé le 1er et le 6ème corps et trois divisions de dragons de la Grande Armée pour finir, cet hiver, de soumettre ce pays. Dupont a déshonoré nos armes (...) Quand vous apprendrez cela un jour, les cheveux vous dresseront sur la tête. J'en ferai bonne justice, et, s'ils ont taché notre habit, il faudra qu'ils le lavent (...) L'Autriche arme, mais elle arme par peur ; nos relations sont au mieux avec cette puissance ; mais enfin elle arme, et j'ai commencé par lui demander des explications assez vives. Je suis sûr de la Russie, ce qui m'empêche de rien craindre de l'Autriche ; cependant il faut se tenir en règle et avoir les yeux ouverts"

Provenance

 

Literature

références : lettre publiée dans la Correspondance de Napoléon 1er, Imprimerie Impériale, Paris, 1863, tome 17, p. 539

Catalogue Note

En Europe, le contexte politique est critique. De retour à Paris le 14 août, encore révolté par la capitulation du général Dupont à Baylen alors qu'il avait ordre de soumettre l'Andalousie, Napoléon s'en prend violement à Metternich. Lors de l'audience publique donnée au corps diplomatique le 15 août, il lance à l'ambassadeur autrichien qu'il connait les armements de son pays et que si son gouvernement voulait la guerre, il le trouverait prêt. Metternich s'efforçe alors d'attenuer la signification de ces armements, assurant qu'on voulait la paix à Vienne. Les affaires espagnoles se dégradant de jour en jour depuis la capitulation de Baylen, Napoléon ordonne le retrait d'une partie de ses forces d'Allemagne afin de les diriger sur l'Espagne. Cherchant, pour la contenir, à couper l'Autriche de ses anciens alliés, il se réserve de négocier l'évacuation de ses troupes d'Allemagne, espérant ainsi satisfaire la Prusse et la Russie.