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Napoléon 1er
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Description
- Napoléon 1er
- lettre signée "Napole" au maréchal Davout. Ludwigsburg, 11 vendémiaire an XIV (3 octobre 1805). 2 p. in-4
"Mon cousin (...) pour ce qui est relatif au territoire prussien. Prodiguez tous les témoignages de considération et de bonne amitié pour le roi de Prusse. Il serait possible que l'ennemi fît quelques manoeuvres (...) si l'ennemi a passé le Danube (...) prenez position et communiquez avec le maréchal Soult (...) par ce moyen, vos corps d'armée donneront ensemble (...) Si, au contraire, l'ennemi n'avait point passé le Danube (...) et attaquait les généraux Marmont et Bernadotte (...) portez-vous par le plus court chemin au secours de ces corps d'armée (...) Envoyez des courriers (..) faites connaître les ordres que vous avez."
Literature
références : lettre publiée dans la Correspondance de Napoléon 1er, Paris, 1863, tome 11, p. 341
Catalogue Note
Le 3 octobre 1805, Napoléon est à Ludwigsburg, résidence de l'Electeur de Wurtemberg avec qui est conclue une alliance le 5. Napoléon cherche à rassurer les princes de l'Allemagne du sud en leur assurant son appui. La Prusse qui hésite à entrer dans la coalition doit être ménagée, les ordres sont donc d'empêcher tout incident que le passage de ses troupes pourrait provoquer dans une zone encore neutre. Napoléon prépare la concentration de ses forces qui approchent du Danube, chaque corps réajuste sa marche, le piège se referme sur les Autrichiens. Les corps d'armée sont suffisamment prêts les uns des autres pour que leurs reconnaissances se confondent, l'armée pourra entièrement se recomposer en position d'attaque dès le site d'affrontement choisi. Davout à la tête du troisième corps est maintenant sur des routes de postes. Le réseau routier sert admirablement la tactique de l'empereur qui n'a plus à charger en magasins et dépôts son armée, laquelle s'approvisionne dans les villes qui bordent son trajet, la discipline du corps commandé par Davout permet de faire exécuter les réquisitions. Davout tient ses objectifs, ses troupes marchent toute la journée et une partie de la nuit. Sa vitesse de progression est si forte que les 200 000 "biscuits" à distribuer aux soldats "courent après moi" mais "ce biscuit ne me rejoindra que du 15 au 16 (7au 8 octobre) " écrit-il au ministre de la guerre le 11 vendémiaire (3 octobre), (corr. Maréchal Davout, Paris, 1885, n° 92, p. 153).