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Etienne-Maurice Falconet, 1716-1791 France, vers 1774
Description
- Etienne-Maurice Falconet
- Exceptionnel groupe en bronze représentant deux nymphes tenant une urne
- signé et daté FALCONET 1774
- bronze à patine noire et bronze doré
- Haut. (bronze) 157 cm; haut. (colonne) 86,5cm
Provenance
Collection Karl Lagerfeld
Literature
Références bibliographiques:
F. Vallon, Falconet. Falconet et Diderot. Falconet et Catherine II, Grenoble, 1930.
Cat. exp. Falconet à Sèvres 1757-1766 ou l'art de plaire. Paris, 2001.
Catalogue Note
Ce magnifique groupe en bronze de deux nymphes tenant une urne en bronze doré, à leurs pieds une deuxième urne d'où coule de l'eau, a été réalisée par Etienne-Maurice Falconet en 1774. A cette date, l'artiste séjourne en Russie et travaille pour l'Impératrice Catherine II. Elève de Jean-Baptiste II Lemoyne, Falconnet est agrée à l'Académie royale en 1744 avec son Milon de Crotone. A partir de 1755, il travaille au service de Madame de Pompadour pour laquelle il réalise le décor des châteaux de Crecy et celui de Bellevue à Meudon. En 1757, il est nommé directeur de l'atelier de sculpture à la manufacture de Sèvres, pour réaliser des biscuits et porcelaines. Pendant ces années de sa carrière, Falconnet sculpte des groupes en marbre et en terre cuite qu'il expose régulièrement aux Salons, tel la Musique (1750), sa Nymphe au bain (1757), ainsi que son célèbre groupe de Pygmalion et Galatée (1761). En 1774, Falconet est appellé en Russie par Catherine II qui lui demande d'édifier en place la statue equestre grandeur nature en bronze du Tsar Pierre le Grand (achevé en 1778). De plus, il réalise en 1769 L'Amour endormi et en 1774 le Tireur d'Epine en bronze, toujours conservés à l'Ermitage.
La commande de cet exceptionnel groupe en bronze n'a pas pu être retrouvé dans les comptes de Catherine II, ce qui laisse à penser que Falconet était suffisemment en faveur à la cour russe qu'une famille aristocrate tels le prince Gallitzine ou les comtes Demidov ou Stroganov ont pu lui passer une telle commander pour orner leurs palais. On sait que le sculpteur était en relation avec le prince Gallitzine en 1781, comme en témoigne un acte conservé aux Archives Nationales. Toutefois, le livret du Salon de 1761 montre un dessin de Gabriel de Saint Aubin de deux figures en plâtre confirmant la paternité de l'artiste sur cette oeuvre. La description du groupe en plâtre correspond à la composition de notre bronze: 'Deux groupes de femmes en plâtre, ce sont des chandeliers pour être exécutés en argent. Ils ont deux pieds et six pouces de haut chacun' (ce qui correspond à 82,2cm).
Le pendant de notre groupe appartient au Duc de Wellington à Apsley House. Il est visible sur une photo du magazine 'Town & Country' datant des années 1970-80, orné d'un bouquet de lumières en bronze doré pour servir de chandelier.