
Presumed portrait of the artist's sister Marie-Lambertine Coclers | Portrait présumé de la sœur de l'artiste Marie-Lambertine Coclers
Auction Closed
June 13, 02:06 PM GMT
Estimate
30,000 - 50,000 EUR
Lot Details
Description
Louis Bernard Coclers
Liege 1741 - 1817
Presumed portrait of the artist's sister Marie-Lambertine Coclers
Oil on panel
Traces of signature and date left centre LB. Coclers / f 1785
29,6 x 23 cm; 11⅝ by 9 in.
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Louis Bernard Coclers
Liège 1741 - 1817
Portrait présumé de la sœur de l'artiste Marie-Lambertine Coclers
Huile sur panneau
Traces de signature et de date à gauche vers le milieu LB. Coclers / f 1785
29,6 x 23 cm ; 11⅝ by 9 in.
L. B. Coclers, until 1810;
Probably sold in Amsterdam, 1810;
Baron Albert van Zuylen van Nyevelt (1916-2008) collection, since at least 1963;
Anonymous sale, Ader-Picard-Tajan, Paris, 29 June 1989, lot 85;
Where acquired by the present owner.
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L. B. Coclers, jusqu'en 1810 ;
Probablement vendu à Amsterdam en 1810 ;
Collection du Baron Albert van Zuylen van Nyevelt (1916-2008), depuis au moins 1963 ;
Vente anonyme, Ader-Picard-Tajan, Paris, 29 juin 1989, lot 85 ;
Où acquis par l'actuel propriétaire.
Lyst der kunstwerken van nog in leven zynde Hollandsche meesters, welke tot de algemeene tentoonstelling van 1810 zyn toegelaten, Amsterdam, H. van Munster, 1810, no. 31 (titled Het Portrait van een Meisje, dat bezig is met teekenen);
Le siècle des Lumières dans la principauté de Liège, Liège, 1980, Musée de l'Art Wallon, no. 366.
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Lyst der kunstwerken van nog in leven zynde Hollandsche meesters, welke tot de algemeene tentoonstelling van 1810 zyn toegelaten, Amsterdam, H. van Munster, 1810, n° 31 (sous le titre Het Portrait van een Meisje, dat bezig is met teekenen) ;
Le siècle des Lumières dans la principauté de Liège, Liège, 1980, Musée de l'Art Wallon, n° 366.
W. Hora-Siccama, Louis Bernard Coclers et son œuvre, Amsterdam 1895, p. 15, quoted under no. 12;
J. Philippe 'Notes sur des peintres liégeois du XVIIIe siècle', in Chronique Archéologique du Pays de Liège, Liège 1963, p. 36 and p. 41, fig. 4;
J. Hendrick, La peinture au pays de Liège, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Liège 1987, p. 216-217, fig. 201;
J. Stiennon, J.-P. Duchesne and Y. Randaxhe, De Roger de le Pasture à Paul Delvaux. Cinq siècles de peinture en Wallonie, Brussels 1988, p. 157 and 171, repr.;
L. Sabatini, Un double regard sur 2000 ans d'art wallon, Tournai 2000, p. 280, repr.;
A. Creusen, Femmes artistes en Belgique XIXe et début XXe siècle, Paris 2007, p. 214 and 220, fig. 17.
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W. Hora-Siccama, Louis Bernard Coclers et son œuvre, Amsterdam, 1895, p. 15, cité sous le numéro 12 ;
J. Philippe 'Notes sur des peintres liégeois du XVIIIe siècle', dans Chronique Archéologique du Pays de Liège, Liège, 1963, p. 36 et p. 41, fig. 4 ;
J. Hendrick, La peinture au pays de Liège, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Liège, 1987, p. 216-217, fig. 201 ;
J. Stiennon, J.-P. Duchesne et Y. Randaxhe, De Roger de le Pasture à Paul Delvaux. Cinq siècles de peinture en Wallonie, Bruxelles, 1988, p. 157 et 171, repr. ;
L. Sabatini, Un double regard sur 2000 ans d'art wallon, Tournai, 2000, p. 280, repr. ;
A. Creusen, Femmes artistes en Belgique XIXe et début XXe siècle, Paris, 2007, p. 214 et 220, fig. 17.
Louis-Bernard Coclers, born in Liège in 1741, came from a family of painters, a dozen of whom made their name in the arts. Baptised Jean-Baptiste, he used the pseudonym Louis-Bernard to sign his paintings and engravings, to distinguish himself from his father, the celebrated painter Jean-Baptiste-Pierre Coclers (1696-1772). Louis-Bernard Coclers made his own reputation, and several of his works are now in museums, including the Rijksmuseum in Amsterdam. He learnt painting in his father’s workshop, alongside the elder artist Léonard Defrance, whom he admired so much that one of the first known paintings by Coclers, dated 1771, was for a long time attributed to Defrance. He also learned engraving and made his first known print at the age of fifteen. Like his father, he went to Italy to polish his skills, in the company of his elder brother, the painter Philippe-Henri Coclers (1738-1804), known as van Wyck. After returning to Liège, he went to the Netherlands, travelling through several towns (Maastricht, Nijmegen, Kranenburg, Dordrecht), before settling in Leiden in 1771. He developed a solid reputation and was appointed painter to the court of the bishop-prince of Liège in 1784; he also exhibited at the Royal Academy of Arts in London. Fleeing the political troubles in Leiden, he settled in Paris as a boarding pupil of the engraver Johann George Wille for a year. He moved to Amsterdam in 1789, where he continued his artistic activity and also became a picture dealer. He attended auctions and returned regularly to Paris to see Wille. He took part in the first Exhibition of Living Masters in 1808 in Amsterdam, launched by Napoleon on the model of the Paris Salons. Coclers also took part in the subsequent exhibitions in Amsterdam. He returned to Liège in 1815 and died two years later.
Marie-Lambertine was the last of Louis-Bernard Coclers’s fourteen brothers and sisters and twenty years younger than him. Coclers took care of her after the death of his father in 1772. He taught her to draw, paint and make engravings. It seems that she lived with her brother all her life, helping him in his work, especially in the restoration of paintings. A self-portrait (Marie Lambertine Coclers, Self-portrait as a painter, circa 1790, charcoal dipped in linseed oil and white chalk on blue paper, 39.9 x 32.5 cm, Amsterdam, Rijksprentenkabinet, inv. RP-T-1905-84) shows her holding her brushes and palette in the manner of Elizabeth Louise Vigée-Lebrun, Adélaide Labille-Guiard or Marie-Gabrielle Capet, all artists she apparently admired.
This charming portrait is surely the finest that Louis-Bernard Coclers painted of his sister. We know of several others, and given how close they are, it appears that he portrayed her on many occasions without always identifying her. As in the present painting, she always wore distinctive or extravagant hats and fine clothes: her elegance and originality undoubtedly came from her mother, the Frenchwoman Marie-Josèphe Bertrand (1718-1795), ‘marchande de modes’ (milliner or dressmaker), and some of the outfits worn by Marie Lambertine could have come from her shop.
This panel remained in their personal collection for nearly thirty years, before being exhibited in Amsterdam in 1810, where it must have found a buyer, since it was not included in the sale of his effects in 1816. It may equally have remained in Marie Lambertine’s collection; all trace of her is lost after 1815. Both a testament to brotherly love, portrait of a female artist and an enchanting object typical of the period, it is not surprising to find this portrait in the collection of an enlightened connoisseur.
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Louis-Bernard Coclers, né à Liège en 1741, est issu d'une famille de peintres dont une dizaine ont laissé un nom dans les arts. Baptisé Jean-Baptiste, il prendre le pseudonyme Louis-Bernard pour signer ses œuvres, toiles et gravures pour se distinguer de son père, le célèbre peintre Jean-Baptiste-Pierre Coclers (1696-1772). Louis-Bernard Coclers s’est d’ailleurs fait un nom car plusieurs de ses tableaux sont aujourd’hui conservés dans les musées comme notamment le Rijksmuseum à Amsterdam. Il apprend la peinture dans l’atelier de son père aux côtés de Léonard Defrance, son aîné, qu’il admire à tel point que l’un des premiers tableaux connus de Coclers, daté de 1771 a longtemps été attribué à Defrance. Il apprend également à graver et réalise sa première estampe connue à l’âge de quinze ans. A l’instar de son père, il part se perfectionner en Italie en compagnie de son frère aîné, le peintre Philippe-Henri Coclers (1738-1804), dit van Wyck. Après être rentré à Liège, il se rend aux Pays-Bas, passant par plusieurs villes (Maastricht, Nimègue, Kranenburg, Dordrecht), avant de s'installer à Leyde en 1771. Il se constitue une solide réputation jusqu’à être nommé peintre de la cour du prince-évêque de Liège en 1784 et à exposer à la Royal Academy of Arts de Londres. Fuyant les troubles politiques de Leyde, il s’installe à Paris comme élève et pensionnaire du graveur Johann George Wille pour un an. Il s’installe à Amsterdam dès 1789, continue son activité d’artiste et devient également négociant de tableaux. Il participe à des ventes aux enchères et revient régulièrement à Paris voir Wille. Il participe à la première exposition des Maîtres vivants en 1808 à Amsterdam, créée à l’initiative de Napoléon sur le modèle du Salon de Paris. Coclers participa aux suivantes se déroulant à Amsterdam. Il retourne à Liège en 1815 et meurt deux ans plus tard.
Parmi les quatorze frères et sœurs de Louis-Bernard Coclers, Marie-Lambertine est la dernière. De vingt ans sa cadette, il la prend en charge à la mort de leur père en 1772. Il lui apprend à dessiner, à peindre et à graver. Il semble qu’elle ait vécu toute sa vie aux côtés de son frère, l’aidant dans son travail notamment pour restaurer des tableaux. On connaît d’elle son autoportrait (Marie Lambertine Coclers, Autoportrait en peintre, vers 1790, fusain trempé dans de l'huile de lin et craie blanche sur papier bleu, 39,9 x 32,5 cm, Amsterdam, Rijksprentenkabinet, inv. RP-T-1905-84) dans lequel elle se représente pinceaux et palette à la main à la manière d’Elizabeth Louise Vigée-Lebrun, d'Adélaide Labille-Guiard ou de Marie-Gabrielle Capet qu’elle semble avoir admirées.
Ce charmant portrait est sûrement le plus beau que Louis-Bernard Coclers a réalisé de sa sœur. Nous en connaissons plusieurs autres et, connaissant leur proximité, il semble qu’il l’ait représentée à de nombreuses reprises sans qu’elle soit toujours identifiée. Comme sur notre tableau, elle porte toujours des chapeaux originaux ou extravagants et de belles toilettes, cette élégance et cette originalité viennent sans doute de leur mère, la française Marie-Josèphe Bertrand (1718-1795), « marchande de modes », et certaines tenues de Marie Lambertine pourraient provenir de la boutique qu'elle tenait.
Ce panneau resta dans leur collection personnelle durant près de trente ans, avant d’être exposé à Amsterdam en 1810 où il a sans doute trouvé acquéreur, car il ne se trouve pas dans la vente qu’il organisa pour disperser ses biens en 1816. Il a également pu rester dans la collection de Marie Lambertine dont on perd la trace en 1815. A la fois témoignage d’un amour fraternel, portrait d’une femme artiste et ravissant objet caractéristique de son époque, il n’est pas étonnant que l’on retrouve le portrait dans la collection d’un amateur éclairé.
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