
The Quack | Le Charlatan
Auction Closed
June 13, 02:06 PM GMT
Estimate
50,000 - 70,000 EUR
Lot Details
Description
Léonard Defrance
Liege 1735 - 1805
The Quack
Oil on panel
Signed lower right L. Defrance / de Liège
54,8 x 73,4 cm; 21⅝ by 28⅞ in.
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Léonard Defrance
Liège 1735 - 1805
Le Charlatan
Huile sur panneau
Signé en bas à droite L. Defrance / de Liège
54,8 x 73,4 cm ; 21⅝ by 28⅞ in.
M. Desoer (as per J. Helbig);
M. Dubois (as per J. Helbig) ;
Auguste Visschers, Brussels, in 1873.
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M. Desoer (selon J. Helbig) ;
M. Dubois (selon J. Helbig) ;
Auguste Visschers, Bruxelles, en 1873.
Exposition d’œuvres choisies d’artistes belges du XVIIIe siècle, Brussels, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 8-24 March 1930, no. 12;
Art mosan et arts anciens du pays de Liège, Liege, September-October 1951, no. 717;
Trésors d’art de la vallée de la Meuse. Art mosan et arts anciens du Pays de Liège, Paris, Musée des arts décoratifs, December 1951- February 1952, no. 293, pl. 71.
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Exposition d’œuvres choisies d’artistes belges du XVIIIe siècle, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 8-24 mars 1930, n° 12 ;
Art mosan et arts anciens du pays de Liège, Liège, septembre-octobre 1951, n° 717 ;
Trésors d’art de la vallée de la Meuse. Art mosan et arts anciens du Pays de Liège, Paris, Musée des arts décoratifs, décembre 1951- février 1952, n° 293, pl. 71.
J. Helbig, Histoire de la peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse, Liege 1873, p. 476;
J. Vallery-Radot, ‘Quelques dates dans l’œuvre de Léonard Defrance’, in La Revue d’art, 22e année, tome 27, January-June 1926, pp. 29-32;
M. Louis, ‘Léonard Defrance, peintre liégeois’, in Bulletin de l’Institut archéologique liégeois, tome 54, 1930, pp. 98-99;
M. Louis, ‘Nouvelle contribution à la connaissance de l’œuvre de Léonard Defrance’, in Chronique archéologique du pays de Liège, tome XXII, 3, 1931, pp. 62-65;
F. Dehousse, M. Pacco and M. Pauchen, Léonard Defrance 1735-1805, Liege 1985, p. 139, no. 208, repr. (erroneously mentioned as signed lower left).
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J. Helbig, Histoire de la peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse, Liège, 1873, p. 476 ;
J. Vallery-Radot, ‘Quelques dates dans l’œuvre de Léonard Defrance’, dans La Revue d’art, 22e année, tome 27, janvier-juin 1926, p. 29-32 ;
M. Louis, ‘Léonard Defrance, peintre liégeois’, dans Bulletin de l’Institut archéologique liégeois, tome 54, 1930, p. 98-99 ;
M. Louis, ‘Nouvelle contribution à la connaissance de l’œuvre de Léonard Defrance’, dans Chronique archéologique du pays de Liège, tome XXII, 3, 1931, p. 62-65 ;
F. Dehousse, M. Pacco et M. Pauchen, Léonard Defrance 1735-1805, Liège, 1985, p. 139, n° 208, repr. (de façon erronnée comme signé en bas à gauche).
Born in Liège in 1735, Léonard Defrance enjoyed considerable success in Paris in the 1780s and 1790s. He studied with the painter Jean-Baptiste-Pierre Coclers and spent the first years of his career in Rome – where he trained with Laurent Pecheux at the Académie de France – as well as in Toulouse and Liège. Often though a worthy imitator and follower of Adriaen van Ostade (1610-1685) and David Teniers the Younger (1610-1690), whom he had studied during a trip to Holland in 1773, Léonard Defrance captured and composed his subjects with precision and humour, as in the case of The charlatan, in a way that charmed his contemporaries. His progressive political opinions, which in 1784 forced him to flee Liège and the regime of the prince-bishop César-Constantin-François de Hoensbroeck for Paris, must certainly have made him all the more popular with Parisians at this time of intellectual ferment. Defrance exhibited in the Paris Salons in 1786 and 1787, as well as in the Revolutionary Salons of 1791 and 1793. The French Révolution inspired an equivalent revolution in Liège and Léonard Defrance became a member of the Assemblée Liégoise from 1792 to 1794 and of the Conseil Municipal in 1800.
The success of some of Léonard Defrance’s paintings encouraged him to make several versions: this is true of the present scene for which the authors of the artist’s catalogue raisonné have listed five versions. Françoise Dehousse, Maïté Pacco and Maurice Pauchen have revealed that the subject made its first appearance at the Societé d’Emulation’s exhibition in Liège in 1781. At that time it had a Seller of songs as its pendant. Because Léonard Defrance replicated his subjects, it is not certain that the pendants of each version are the same, since these genre scenes are mostly well matched. It is difficult to connect the present painting with early mentions because of the similarity of replicas and the terse nature of contemporary descriptions; however, the format of this charming painting, its condition and the quality of its execution surely make it one of the finest versions. It could be the painting described by Jules Helbig at the beginning of the century in his work La peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse (1905, p. 476), which was at that time in the collection of Monsieur Aug. Visschers in Brussels, having earlier been in the Desoer collection, with The Fish Market as its pendant (see next lot). This seller of orvietan (a quack remedy), proclaiming a miracle cure from his stand, draws us into the scene, just as he draws in the spectators. It is impossible not to admire and be amused by the wealth of comedy sketches and details that enliven the composition with pertinence, precision and skill. The artist’s fine execution, his drawing skills and the busy scene are reminiscent of the works of Léonard Defrance and Boilly, who would enjoy resounding success with the same audience a few years later.
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Né à Liège en 1735, Léonard Defrance a connu un succès considérable à Paris dans les années 1780 et 1790. Il a étudié avec le peintre Jean-Baptiste-Pierre Coclers et a passé les premières années de sa carrière à Rome où il a étudié auprès de Laurent Pecheux à l'Académie de France, Toulouse et Liège. Souvent considéré comme le digne émule et continuateur d’Adriaen van Ostade (1610-1685) et de David Teniers le Jeune (1610-1690) qu’il étudie lors d’un voyage en Hollande en 1773, Léonard Defrance a su capter et mettre en scène avec précision et humour des sujets comme ce Charlatan propre à séduire ses contemporains. Ses opinions politiques progressistes qui le contraignent à fuir Liège et le régime du prince-évêque César-Constantin-François de Hoensbroeck pour Paris en 1784 l’ont sûrement rendu d’autant plus sympathique auprès des Parisiens pendant cette période d’effervescence intellectuelle. L’artiste expose d’ailleurs aux Salons de Paris de 1786 et 1787, ainsi qu'aux Salons révolutionnaires de 1791 et 1793. La Révolution française inspirera une révolution équivalente à Liège et Léonard Defrance deviendra membre de l'Assemblée Liégoise de 1792 à 1794 et du Conseil Municipal en 1800.
Le succès de certains tableaux de Léonard Defrance l’incite à en exécuter plusieurs versions : c’est le cas de cette scène pour laquelle les auteurs du catalogue raisonné de l’œuvre de l’artiste recensent cinq versions. Françoise Dehousse, Maïté Pacco et Maurice Pauchen révèlent que ce sujet apparaît pour la première fois à l’exposition de l’Emulation à Liège en 1781 et avait alors pour pendant un Marchand de chansons. Comme Léonard Defrance répétait ses sujets, il n’est pas certain que les pendants de chaque version soient les mêmes tant ces scènes de genre s’accordent pour la plupart bien entre elles. Il est difficile de lier notre tableau aux mentions anciennes en raison de la similarité des répliques et du caractère succinct des descriptions de l’époque, cependant le format de ce charmant tableau, son état de conservation et sa qualité d’exécution en font sûrement l’une des plus belles versions. Il pourrait cependant s’agir du tableau décrit par Jules Helbig au début du siècle dans son ouvrage La peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse (1905, p. 476) qui était alors dans la collection de M. Aug. Visschers à Bruxelles, après avoir été dans celle de M. Desoer, avec pour pendant Le Marché aux Poissons (voir lot suivant). Ce marchand d’orviétan sur son estrade vantant un produit miracle nous entraîne dans la scène tout comme ses spectateurs et l’on ne peut qu’être admiratif et amusé par le foisonnement de saynètes et de détails qui agrémentent avec justesse, précision et talent la composition. La finesse d’exécution, le talent de dessinateur et la générosité de la scène ne sont pas sans rappeler les œuvres du cadet de Léonard Defrance, Boilly, qui connaîtra quelques années après lui un succès retentissant auprès du même public.
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