
Auction Closed
November 23, 05:47 PM GMT
Estimate
2,400 - 3,600 EUR
Lot Details
Description
20th Century Spanish Work
Botijo
terracotta
height : 31 cm ; 12 ¼ in. ; diameter : 31,5 cm ; 12 ⅜ in.
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Travail espagnol du XXème siècle
Botijo
terre cuite
hauteur : 31 cm ; 12 ¼ in. ; diamètre : 31,5 cm ; 12 ⅜ in.
Joan Miró studio
Private collection, France
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Atelier de Joan Miró
Collection privée, France
Joan Miró experimented with sculpture in 1928, when a Danseuse Espagole was born from his hands by the action of pinning the lightness of a feather onto the brutality of a wooden board; in 1930 with his Constructions and again in 1931 with his Sculptures-objets, whose surrealist language allowed him extreme creative freedom. But it was probably around 1945-1946 that he created his first sculptures with a ceramist friend he had known for a long time, Josep Llorens Artigas. Before this moment, he imagined sculpture as painting, but now would think of it as a means of expression necessary for his artistic vision.
"It is in sculpture that I will create a truly phantasmagorical world of living monsters / what I do in painting is more conventional", wrote Miró.
After many years of working in clay with Artigas, in 1966 Miró began a new creative process: bronze sculptures cast from assemblages of everyday objects, discarded scraps or natural elements such as tree stumps or stones. In 1967, our wooden log became the torso and legs of his Personnage. His ceramic jugs are stripped of their function and metamorphose into Oiseau migrateur posé sur la tête d'une femme en pleine nuit (1970), they are transformed into a body for Femme et Oiseau (1972) or are added to a shoe tree to assert themselves as in Personnage (1972). Equilibrium is also at the centre of Miró's preoccupations, as shown by Personnage et oiseaux from 1970, where our vase with two mouths rests on the tip of a wooden pyramid, forming the enigmatic gaze of an imaginary creature.
Alberto Giacometti never ceased to admire these sculptures – "this something that is more aerial, more open, lighter than anything I have seen." – shows that these objects, in their precariousness, in the idea's unstable assembly that is made possible only by the bronze, are emblems of absolute freedom and finally a poetry of the imagination so very characteristic of the work of Joan Miró.
This piece was used for the sculpture Personnage, 1970 by Joan Miró.
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Joan Miró expérimente la sculpture en 1928, où une Danseuse Espagole naît entre ses doigts par l’action d’épingler la légèreté d’une plume sur la brutalité d’une planche de bois ; en 1930 avec ses Constructions ou encore en 1931 avec ses Sculptures-objets, dont le langage surréaliste lui permet de prendre une extrême liberté de création. Mais c’est vraisemblablement vers 1945-1946 qu’il créé ses premières sculptures avec un ami céramiste qu’il connaît depuis fort longtemps, Josep Llorens Artigas. Avant il pensait la sculpture comme une peinture, désormais il la pense comme un moyen d’expression nécessaire à sa vision.
« C’est dans la sculpture que je créerai un monde véritablement fantasmagorique, de monstres vivants / ce que je fais en peinture est plus conventionnel » écrira Miró.
Après de longues années de travail de la terre avec Artigas, il entame en 1966 un nouveau processus créatif : des sculptures en bronze fondues à partir d’assemblages d’objets du quotidien, de rebuts ou encore d’éléments naturels comme des souches d’arbres ou des pierres. En 1967, notre billot en bois devient le torse et les jambes d’un Personnage. Nos verseuses bombonnes en céramiques perdent leur fonction et se métamorphose en Oiseau migrateur posé sur la tête d’une femme en pleine nuit (1970), se transforme en corps pour Femme et Oiseau (1972) ou s’adjoint d’un embauchoir pour s’affirmer comme Personnage (1972). L’équilibre est également au centre des préoccupations de Miró comme en témoigne Personnage et oiseaux de 1970, où notre vase à double orifices repose sur la pointe d’une pyramide en bois, devenant le regard énigmatique d’un être fantasmé.
Alberto Giacometti qui ne cessera d’admirer ces sculptures, ‒ « ce quelque chose de plus aérien, de plus dégagé, de plus léger que tout ce que j’avais vu. » ‒, montre bien que dans la précarité de ces objets, leur assemblage instable dans l’idée mais rendu possible par le bronze, sont des emblèmes de liberté absolue et finalement une poésie de l’imaginaire si caractéristique de l’œuvre de Joan Miró.
Cette pièce a servi pour la sculpture Personnage, 1970 de Joan Miró.
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