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Alexandre-Evariste Fragonard

The last moments of the Duke of Berry | Les derniers moments du duc de Berry

Auction Closed

December 15, 05:16 PM GMT

Estimate

12,000 - 18,000 EUR

Lot Details

Description

Alexandre-Evariste Fragonard

1780 - 1850

The last moments of the Duke of Berry


Oil on canvas

57 x 73 cm ; 22½ by 28¾ in.

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Alexandre-Evariste Fragonard

1780 - 1850

Les derniers moments du duc de Berry


Huile sur toile

57 x 73 cm ; 22½ by 28¾ in.

Please note that the dimensions in the printed catalogue are incorrect. The painting measures 57 x 73 cm ; 22½ by 28¾ in. Veuillez noter que les dimensions indiquées au catalogue imprimé sont erronées : le tableau mesure 57 x 73 cm ; 22½ by 28¾ in.

Collection of M. Meynard and Louis Laurent, 1824

Anonymous sale, Christie's, Paris, 21 November 2007, lot 359

With Saint-Honoré Art Consulting, Paris

Where acquired by Monsieur Hubert Guerrand-Hermès, March 2011

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Collection de M. Meynard et Louis Laurent, 1824

Vente anonyme, Christie's, Paris, 21 novembre 2007, lot 359

Galerie Saint-Honoré Art Consulting, Paris

Où acquis par Monsieur Hubert Guerrand-Hermès, mars 2011

Paris, Salon de 1824, no. 2207

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Paris, Salon de 1824, n° 2207

Petits théâtres de l'intime. La peinture de genre française entre Révolution et Restauration, cat. exh., Toulouse, 2011-2012, p. 160, fig. 55a

R. Duffeix, Alexandre-Evariste Fragonard 1780-1850, Paris 2022, p. 206, no. P. 68 (repr.)

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Petits théâtres de l'intime. La peinture de genre française entre Révolution et Restauration, cat. exp., Toulouse, 2011-2012, p. 160, fig. 55a

R. Duffeix, Alexandre-Evariste Fragonard 1780-1850, Paris, 2022, p. 206, n° P. 68 (repr.)

This tragic episode in France’s history has been the subject of several representations, notably by Alexandre Menjaud, whose work is now in the Châteaux de Versailles et de Trianon (inv. MV5165), and a few years later by Edouard Cibot (Musée Carnavalet, Paris, inv. P1727).

Alexandre Evariste Fragonard, the son and pupil of Jean-Honoré Fragonard, trained with Jacques Louis David. A talented draughtsman, painter and sculptor, he exhibited at the Salon for the first time in 1793 when he was only thirteen years old and submitted to it regularly until 1842. His historical paintings brought him significant success and many official commissions, especially for the Bourbon palace and the Château de Versailles.

In his depiction of the Duc de Berry’s last moments, the artist focuses on the grief of his family and friends, illustrating their distress, incomprehension and disarray. The throng is crowded into the narrow room in the foyer of the Opéra, apparently too small to contain all his entourage.

Although mortally wounded, the duke is no less imposing than the figures around him, occupying all the central part and appearing to illuminate the whole composition. King Louis XVIII, seated at his bedside, looks grave and resigned. His wife, the Duchesse de Berry, closing the composition on the left, seems to be pleading for help.

When Alexandre Evariste executed this painting, he produced a pendant at the same time: The birth of the Duc de Bordeaux (R. Duffeix, op. cit., p. 206, no. P. 69 (reproduction)), an event that posthumously assured the continuation of the Artois line. The two works belonged to Messieurs Meynard et Laurent before finding a home at the Château de Rosny. Monsieur Laurent’s widow had hoped to offer them to the government, taking the view that ‘the works of one of our best painters deserve to be and, so it seems, should be offered to the government, given that they represent two eras in history’ (letter from Louis Laurent’s widow to the Comte de Forbin).

The Musée Bonnat in Bayonne has a preparatory sketch for the final work, dated 1824 (inv. 1037). The painting was also the subject of an engraving by Abraham Girardet.

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Cet épisode tragique de l’histoire de France, fait l’objet de plusieurs représentations, notamment par Alexandre Menjaud, dont l’œuvre est à présent conservée aux châteaux de Versailles et de Trianon (inv. MV5165), et quelques années plus tard par Edouard Cibot (musée Carnavalet à Paris, inv. P1727).


Alexandre Evariste Fragonard, fils et élève de Jean-Honoré Fragonard, étudie auprès de Jacques Louis David. Talentueux dessinateur, peintre et sculpteur, il expose pour la première fois au Salon en 1793 alors qu’il n’a que treize ans, et y participe régulièrement jusqu’en 1842. Ses tableaux historiques lui valent un important succès et de nombreuses commandes officielles, notamment pour le palais Bourbon ou encore pour le château de Versailles.


Dans sa représentation des derniers moments du duc de Berry, le peintre insiste sur la tristesse de ses proches, peignant également leur détresse, leur incompréhension et leur désarroi. La foule se presse dans cette étroite salle du foyer de l’Opéra, et semble ne pouvoir contenir tout son entourage.


Quoique que mortellement blessé, le duc n’en demeure pas moins plus imposant que les figures autour de lui, occupant toute la partie centrale et semblant illuminer toute la composition. Le roi Louis XVIII, assis à son chevet, arbore un regard grave et résigné. Son épouse la duchesse de Berry, fermant la composition à gauche, semble implorer de l’aide.


Lorsqu’Alexandre Evariste exécute ce tableau, il réalise en même temps son pendant représentant La Naissance du duc de Bordeaux (R. Duffeix, op. cit., p. 206, n° P. 69 (repr.), assurant de façon posthume la continuité de la branche d’Artois. Les deux œuvres ont appartenu à Messieurs Meynard et Laurent, avant de prendre leur place au château de Rosny. La veuve de Monsieur Laurent avait souhaité les offrir au gouvernement, estimant que « les œuvres de l’un de nos meilleurs peintres méritent et [lui] paraissent devoir être offertes au gouvernement, attendu qu’elles représentent deux époques du domaine de l’histoire » (lettre de la veuve de Louis Laurent au comte de Forbin).


Le musée Bonnat à Bayonne conserve une esquisse préparatoire à l’œuvre achevée, datée de 1824 (inv. 1037). Le tableau fit également l’objet d’une gravure par Abraham Girardet.