View full screen - View 1 of Lot 18. GERMAN SCHOOL, LATE 16TH CENTURY | GISANT.

GERMAN SCHOOL, LATE 16TH CENTURY | GISANT

Auction Closed

December 3, 07:24 PM GMT

Estimate

6,000 - 8,000 EUR

Lot Details

Description

GERMAN SCHOOL, LATE 16TH CENTURY

GISANT


Inscribed upper left in Latin In te Domine speravi. Non confudar in Aeternum

Oil on panel

28 x 55 cm ; 11 by 21⅝ in.


__________________________________________________________________


ECOLE ALLEMANDE DE LA FIN DU XVIE SIÈCLE

GISANT


Inscrit en haut à gauche en latin In te Domine speravi. Non confudar in Aeternum

Huile sur panneau

28 x 55 cm ; 11 by 21⅝ in.

This work should probably be viewed in the context of German painting in the second half of the sixteenth century. The iconography of death, and the uncompromising realism of the cadaver, may be compared with the art of Hans Baldung Grien (1484-1545), whose fascination for decomposing corpses is echoed here.


Rather than a funerary portrait, this is probably a votive work, a Memento Mori intended for display on the walls of a church. Another version of this painting, perhaps a little later, shows the composition in its entirety, including, in the upper part, the top of the illusory niche in which the gisant lies. In the halo of light, Christ the Redeemer judges the soul of the deceased, who is ascending in a kneeling position. The devil, in black, holds the list of his sins. On either side of the niche there are trompe-l’oeil images of Heaven, on the left, and Hell, on the right. 


Above the corpse’s head, a panel of text displays an extract from Psalm 31: In te Domine speravi. Non confudar in Aeternum.


__________________________________________________________________


L’œuvre est probablement à resituer dans le contexte de la peinture allemande de la seconde moitié du XVIe siècle. L’iconographie de la mort, ainsi que le réalisme sans fard du cadavre, sont à mettre en parallèle avec l’art d’un Hans Baldung Grien (1484-1545), dont la fascination pour les corps en décomposition trouve ici un écho.


Plutôt que d’un portrait funéraire, il s’agit probablement ici d’une œuvre votive, un Memento Mori destiné à prendre place sur les murs d’une église. Une autre version de cette œuvre, peut-être un peu plus tardive, montre la composition dans son ensemble : la partie supérieure de cette dernière montre le haut de la niche fictive dans laquelle prend place le gisant. Dans le halo lumineux s’y trouve le Christ Rédempteur, qui juge l’âme du défunt à genoux en pleine ascension. Le diable, en noir, tient la liste de ses péchés. De chaque côté de la niche figurent des trompe-l’œil représentant à gauche le Paradis, à droite l’Enfer.


Au-dessus de la tête du mort, le cartel reprend un extrait du Psaume 31, « In te Domine speravi. Non confudar in Aeternum ».