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Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49

Daudet, Alphonse

Port-Tarascon. 1890. Édition originale. Reliure japonisante signée de Carayon.

No reserve

Lot Closed

December 18, 01:25 PM GMT

Estimate

1,000 - 1,500 EUR

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Lot Details

Description

Daudet, Alphonse

Port-Tarascon.

Paris, E. Dentu, 1890.


In-8 (233 x 155 mm). Bradel de papier-cuir japonais estampé à froid et colorié de teintes foncées, doublure et gardes de papier japonais imprimé d'une frise de personnages orientaux imprimés en bleu, couverture (E. Carayon). Exemplaire non rogné.


Très belle reliure japonisante de Carayon.


Édition originale des "Dernières aventures de l’illustre Tartarin", illustrée de bois gravés d'après Bieler, Conconi, Montégut, Montenard, Myrbach et Rossi.


Émile Carayon (1843-1909) fut un temps artiste-décorateur avant de s'établir en 1875 comme relieur. Réputé, notamment, pour la qualité de ses cartonnages, ce "véritable cartonnier d’art" (Octave Uzanne) put montrer à quel point un relieur peut atteindre la perfection même avec des matériaux les plus simples. Il s'était fait une spécialité des reliures japonisantes.


L'apparition des reliures dites japonisantes date du début des années 1870. Quelques amateurs de japonisme, tels qu'Edmond de Goncourt, Philippe Burty ou Octave Uzanne, commandèrent des reliures de cette esthétique à leurs relieurs, dont les plus connus sont Carayon, Pierson ou Vié. Ces reliures sont revêtues d'un papier fabriqué avec l'écorce du kozo, puis estampé. "Grâce aux procédés des ouvriers de Tokyo, il devient un véritable cuir doré, frappé, résistant à l'humidité, ressemblant, dans une note plus riche encore, aux plus beaux spécimens des cuirs de Cordoue. Certains de ces papiers cuirs sont des merveilles inexprimables, d'un dessin inouï et d'une incroyable orgie de tons, où les poudres de bronze et d'étain luttent contre les vernis rouges et verts et les laques brunes aux plus chauds reflets" (Octave Uzanne, La Reliure moderne, artistique et fantaisiste, 1887, p. 260).