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Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49

Zola, Émile

7 lettres autographes signées à des confrères, 1882-1892. À propos de ses œuvres, dont plusieurs romans de la série des Rougon-Macquart.

Lot Closed

December 18, 01:48 PM GMT

Estimate

3,000 - 5,000 EUR

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Lot Details

Description

Zola, Émile

7 lettres autographes signées à des confrères.

8 août 1882-15 février 1892.

 

15 pages in-8 ou in-12 (214 x 137 à 131 x 103 mm), à l'encre noire sur 8 bifeuillets, 2 enveloppes.

 

Sur la traduction de ses œuvres, citant plusieurs titres de la série des Rougon-Macquart et où il est question d’argent autant que de littérature.

 

  • Médan 8 août 1882. Il s’apprête à publier son nouveau roman [Au Bonheur des dames] qui paraîtra dès le 15 décembre dans Gil Blas, "avant de le vendre pour l’Autriche et l’Allemagne, je voudrais bien savoir s’il vous conviendrait. Le dernier était un peu dur. Mais celui-là est tout autre, et il consolerait certainement vos lecteurs, si Pot Bouille les a désolés. [...] Je vous envoie la note par laquelle le Gil Blas l’annonce".


  • Médan 6 février 1894, à M. Loewenthal de Berlin (avec enveloppe). "Je suis tout prêt à vous céder le droit de traduire le volume du Capitaine Burle tout entier. Mais ne croyez-vous pas que votre éditeur devrait nous acheter cela pour une une somme fixée d’avance, et que nous partagerions selon votre désir ? En un mot, je préférerais recevoir l’argent immédiatement, et vous céder ensuite le droit de traduction en toute propriété".


  • Médan 14 juin 1884, [à Ernst Ziegler]. "Germinal paraîtra à Paris dans le Gil Blas, vers le 25 novembre. Il faudrait donc que vous soyez prêt vers le 20. [...] Quant au paiement, mon habitude est de l’exiger comptant, dès la remise des premiers feuilletons. Cela est toujours préférable. [...] L’idée de chercher un autre journal en Allemagne, pour une reproduction, est excellente. Cela augmenterait le profit n’est-ce pas ?".


  • 27 novembre 1985. Il envoie les premiers placards de L'Œuvre, correspondant à un tiers du roman, mais compte sur la discrétion de son correspondant avant la parution de l’ouvrage dans Gil Blas.


  • 10 avril 1886. Après avoir remercié son correspondant de ses éloges à propos de L’Œuvre, il se défend d’une quelconque ingratitude envers Balzac, citant une phrase qui prouve une filiation "dont je suis fier, loin de la renier, tout en regrettant aux heures d’orgueil de n’être pas mon père à moi-même".


  • Médan 9 septembre 1890. Il serait prêt à donner une préface, mais ne peut encore juger du mouvement littéraire dont son correspondant fait partie avant la production d’œuvres décisives. "Vous avez eu mille fois raison de chercher une voie nouvelle, et ce serait me faire injure que de me croire d’esprit assez étroit pour vouloir enfermer la littérature dans une formule. L’évolution est continue, seulement faut-il qu’une phase en soit accomplie, si l’on veut indiquer nettement dans quel sens elle s’est opérée".


  • 15 février 1892. Remerciement pour un article qui a éveillé des souvenirs très doux. "J’ai eu longtemps la nostalgie de la Provence. Aujourd’hui, ma terrible vie de travail a un peu usé mes regrets. Mais je ne puis songer aux lointaines années mortes, sans avoir une chaleur au cœur". Bien que né à Paris, Zola vécut ses années d’enfance et d’adolescence à Aix-en-Provence, où son père travaillait comme ingénieur de travaux publics et où il se lia d’amitié avec Paul Cézanne, son condisciple de collège.

Collection américaine.