These colors mysteriously mixed in a bewildering alchemy or used in their pure form will become sky, rock, earth, blood, air, foliage, crystals.
Pierre Loeb

Executed in 1962, a crucial year for the artist who represents his country at the Venice Biennale, Composition brilliantly translates the reason why Jean-Paul Riopelle is today considered as one of the major figures of modernity.

Both immersive and fragmentary, Composition testifies to the impressive creative force that animates the painter who then shared his life with Joan Mitchell. In 1962, Riopelle had been working with a palette knife for about ten years, sculpting the surface of the canvas until the canvas completely disappeared, removing all traces of perspective. For the Canadian artist, painting is not about reproducing nature but interpreting the feeling of nature, his only reference to which he pays a vibrant tribute in Composition.

Jean-Paul Riopelle et Joan Mitchell dans leur appartement-atelier de la rue Frémicourt à Paris en 1963. © Heidi Meister © ADAGP, Paris 2020

Ces couleurs mystérieusement mêlées dans une alchimie déroutante ou employées à l’état pur vont devenir ciel, rocher, terre, sang, air, feuillage, cristaux.
Pierre Loeb

Réalisée en 1962, année cruciale pour l’artiste qui représente son pays à la Biennale de Venise, Composition illustre avec brio ce pour quoi Jean-Paul Riopelle est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures de la modernité.

A la fois immersive et fragmentaire, Composition témoigne de l’impressionnante force créatrice qui anime celui qui partage alors sa vie avec Joan Mitchell. En 1962, cela fait déjà une dizaine d’années que le peintre travaille au couteau, sculptant la matière à la surface de la toile jusqu’à ce que celle-ci recouvre intégralement la toile, faisant disparaître toute trace de perspective. Car pour l’artiste canadien, il ne s’agit pas de reproduire un lieu précis mais la sensation que l’on éprouve face à la nature, unique référence de celui qu’André Breton surnommait « le trappeur supérieur ». Sans jamais s’imposer mais en se laissant traverser, Jean-Paul Riopelle livre ainsi dans Composition un hommage vibrant au foisonnement du monde.