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Tête en terre-cuite, Akan, Ghana
AKAN TERRACOTTA HEAD, GHANA
Оценка
40 00060 000
Лот продан 540,750 EUR (Цена продажи с учетом процента покупателя)
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Tête en terre-cuite, Akan, Ghana
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Париж

Tête en terre-cuite, Akan, Ghana
AKAN TERRACOTTA HEAD, GHANA

Происхождение

Collecté par Karl-Heinz Krieg
Transmis par descendance

Выставки

Los Angeles, University of California, Frederick S. Wight Gallery, The Arts of Ghana, 11 octobre - 11 décembre 1977. Minneapolis, Walker Art Center, 11 février - 26 mars 1978. Dallas, Dallas Museum of Fine Arts, 3 mai - 2 juillet 1978
Munich, Museum fur Volkerkunde, Afrikanische Keramik, 10 décembre 1984 - 12 mai 1985. Düsseldorf, Keramikmuseum, 16 juin - 15 septembre 1985
Aalen, Kunstverein Aalen, Kunst der Akan, 21 juin - 20 août 1995

Публикации

Cole & Ross, The Arts of Ghana, 1977, p. 127, n° 276
Stössel, Afrikanische Keramik, 1984, p. 280, n° 204
Kunstverein Aalen, Kunst der Akan, 1995, p. 28, n° 2
Schaedler, Earth and ore : 2500 years of African Art in terra-cotta and metal, 1997, p. 189, n° 344

Описание в каталоге

Décrites dès le début du XVIIe siècle par des observateurs européens (cf. De Marees in LaGamma, 2012, p. 79-83), les têtes en terre cuite mma étaient pour la plupart des portraits funéraires, honorant la mémoire d'une personnalité notable - et à travers lui, l'histoire de son peuple. Disposées sur des autels à proximité de la tombe du défunt, elles en restituent - superbement - une image à la beauté idéalisée, et certains traits individuels. 

A la très riche variété des expressions - allant du naturalisme, comme ici, à un art plus expressionniste - répond, du fait de l'absence de documentation, la difficulté de les attribuer aujourd'hui précisément à des centres stylistiques. Certaines s'inscrivent cependant dans des corpus très précis. Ainsi, cette tête est si étroitement apparentée à celle conservée au musée Barbier-Mueller (cf. Mattet, Arts d'Afrique et d'Océanie, Fleurons du musée Barbier-Mueller, 2007, p. 152-153), que son attribution à une même artiste s'impose à l'évidence, et que sa description par Alain Person s'y adapte exactement : "Ce portrait d'ancêtre [...] est l'une des plus importantes connues de ce type. Le visage idéalisé, où le regard semble contempler un monde intérieur, s'inscrit dans un volume dont l'équilibre formel traduit une sérénité définitivement acquise dans la mort. Les yeux aux paupières mi-closes apparaissent en relief, surmontés par des sourcils en demi-ellipse et en léger ressaut. Ils sont séparés par deux scarifications épaisses en contraste avec la délicatesse des traits naturels. Le nez aux narines bien marquées est fin et droit, au-dessus d'une bouche aux lèvres parallèles, à jamais close. La joue droite porte, seule, trois chéloïdes qui compensent visuellement le relief de la coiffure asymétrique au-dessus de l'œil gauche. Les oreilles relativement réduites sont ornées de boucles larges" (Person in Mattet, 2007, p. 152). S'ajoute ici le caractère exceptionnel de la coiffure s'achevant au sommet par une multitude de chignons courts. Voir aussi LaGamma (2012, p. 97) pour une tête stylistiquement apparentée dans les collections du musée Dapper, datée du XVIIIe siècle et attribuée à la région de Twifo-Heman.

Akan terracotta head, Ghana

Described by European observers as early as the beginning of the 17th century  (see De Marees 
in LaGamma, 2012, p. 79-83), mma terracotta heads were mostly funerary portraits honouring the memory of important individuals and, through them, the history of their people. They were placed on altars near the grave of the deceased and offered an idealized image of their beauty and of some of their individual features. 

The great variety of these heads, which range from naturalistic examples such as the offered lot to more expressionistic works, and the lack of documentation makes it difficult to attribute them to specific stylistic centres. Some, however, are part of a very specific corpus: this head for instance, is so closely related to the example in the Barbier-Mueller museum (see Mattet, Arts d'Afrique et d'Océanie, Fleurons du musée Barbier-Mueller, 2007, p. 152-153), that its attribution to the same artist is inevitable. Indeed, the description of the Barbier-Mueller head by Alain Person is also a perfect description of the offered head: "this ancestor portrait [...] is one of the most important known figures of this type. The idealised face, from which the eyes seem to gaze into an inner world, is part of balanced whole, the formal composure of which reflects a serenity definitively acquired in death. The eyes, with their half closed lids, are in relief and shaded by slightly raised eyebrows formed as half-ellipses. They are separated by two thick scarification lines which contrast with the delicacy of the naturalistic features. The nose, with its well-defined nostrils, is thin and straight above a mouth with parallel lips, which shall remain forever parted. The right cheek only bears three keloids which create a visual compensation for the asymmetrical relief of the coiffure above the left eye. The comparatively small ears are adorned with large earrings" (Person in Mattet, 2007, p. 152). The offered lot also possesses an exceptional coiffure with a multitude of small buns on the top. See LaGamma (2012, p. 97), for a stylistically related head in the collection of the Musée Dapper, dated to the 18th century, and attributed to the Twifo-Heman region.


La collection Karl-Heinz Krieg d’arts du Ghana et de Côte d’Ivoire - Lots 69 à 77

En 1977, Herbert M. Cole et Doran H. Ross organisent la première – et magistrale – exposition consacrée aux arts du Ghana (Museum of Cultural History, Los Angeles, Walker Art Center, Minneapolis, Dallas Museum of Art). La page du catalogue dédiée aux remerciements égrène plus d’une centaine de noms, et se conclue par ceux des quatre personnalités « dont l’extraordinaire contribution a remarquablement aidé l’exposition » : George et Nancy Ellis, le Professeur J.H.K. Nketia, et Karl-Heinz Krieg.
En 1960, Karl-Heinz Krieg (1934-2012) se rend pour la première fois au Ghana, à Agogo, dans le cadre d’une mission hospitalière. De ce contact naît une passion pour les arts et la culture de l’Ouest africain. Il est soutenu, dans ses voyages désormais annuels, par Jürgen Zwernemann, ancien conservateur du Linden Museum de Stuttgart et du Museum für Völkerkunde de Hambourg. Aux acquisitions s’ajoutent les enquêtes approfondies qu’il mène sur le terrain, portant à la fois sur le contexte et l’histoire des œuvres, sur les techniques et – notamment en pays Sénufo - sur l’identification des artistes. Il ouvre une galerie en 1966  et constitue parallèlement une collection personnelle, qu’il dédie aux arts Sénufo et Akan.
Jusqu’alors, l’approche des arts du Ghana dans les collections occidentales s’était limitée à un corpus typologique restreint (poupées de fertilité akwaba, têtes funéraires en terre-cuite, ornements en or). Par les nombreuses expositions et les publications auxquelles il participe, Karl-Heinz Krieg contribua puissamment à faire reconnaître la richesse et la diversité du patrimoine artistique et culturel Akan. Les œuvres présentées ici - essentiellement de petite dimension -, créées pour magnifier le pouvoir politique et spirituel révèlent, dans le raffinement des formes et de leur facture, le talent remarquable des fondeurs, des sculpteurs et des céramistes Akan.

In 1977, Herbert M. Cole and Doran H. Ross held the momentous first exhibition devoted to the arts of Ghana (Museum of Cultural History, Los Angeles, Walker Art Centre, Minneapolis, Dallas Museum of Art). The acknowledgements page of the catalogue lists over a hundred names and ends with those of four prominent personalities "whose extraordinary contribution was a tremendous help with the exhibition":  George and Nancy Ellis, Professor J.H.K. Nketia and Karl-Heinz Krieg, who was the main lender.
In 1960, Karl-Heinz Krieg (1934-2012) went to Ghana for the first time, on a hospital mission to Agogo. From this visit a passion for the arts and culture of West Africa was born. He was supported in his yearly travels by Jürgen Zwernemann, former curator at the Linden Museum in Stuttgart and the Museum für Völkerkunde in Hamburg. Krieg’s acquisitions were coupled with in-depth investigations carried out in the field, covering the context and history of the pieces, the techniques by which they were made and, especially in the Senufo country, the identification of individual artists. Krieg opened a gallery in 1966 and also amassed a personal collection devoted to Senufo and Akan art.
Until then, all approaches to the arts of Ghana in Western collections had been confined to a restricted typological corpus (akwaba fertility dolls, terracotta funerary heads, gold ornaments). Through the numerous exhibitions and publications which he took part in, Karl-Heinz Krieg contributed greatly to the recognition of the richness and diversity of Akan artistic and cultural heritage. The pieces presented here, which are mainly small in size, were created to glorify political and spiritual power and, in the refinement of their forms and their elaborate carving, they reveal the remarkable talent of Akan smiths, sculptors and ceramicists.

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