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Crucifix en laiton nkangi kiditu, ca. XVIe-XVIIe siècles, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO BRASS CRUCIFIX, NKANGI KIDITU, CIRCA 16TH-17TH CENTURY, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 10,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Crucifix en laiton nkangi kiditu, ca. XVIe-XVIIe siècles, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO BRASS CRUCIFIX, NKANGI KIDITU, CIRCA 16TH-17TH CENTURY, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 10,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris

Crucifix en laiton nkangi kiditu, ca. XVIe-XVIIe siècles, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO BRASS CRUCIFIX, NKANGI KIDITU, CIRCA 16TH-17TH CENTURY, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collecté par Léopold Dupret entre 1926 et 1930
Transmis par descendance

Description

Ce crucifix nkangi kiditu relève de la catégorie (représentant près d’un tiers de l’étroit corpus) « dont la croix et le Christ sont faits entièrement en métal » (Julien Volper, 2011, p. 24-40). Fidèle à l’interprétation du thème par les artistes Kongo, le Christ ne porte pas de stigmates et il est accompagné de deux orants, sur les branches latérales de la croix latine. Une troisième figure au bas de la croix, tandis qu’au sommet se dessine un phylactère stylisé. Il se distingue par la très rare représentation du nimbe rayonnant et par le profond sillon vertical s’étirant depuis les côtes saillantes jusqu’à la gorge. Son style et la qualité de la fonte l’apparentent étroitement à un christ en laiton, situé par Julien Volper, autour des XVIe-XVIIe siècles (cf. idem, pl. 20).

L’histoire de la diffusion des crucifix Kongo est liée à la christianisation du Royaume de Kongo, dès la fin du XVe siècle. Selon Julien Volper (idem), hormis les usages chrétiens, cynégétiques et « fétichistes » qu’ils ont pu parfois revêtir, leur interprétation se situe fondamentalement dans le domaine de l’expression symbolique du pouvoir. L’iconographie de ces puissants regalia, utilisés lors de rituels (notamment d’intronisation du roi, mais aussi liés à la fertilité et à la mort) et de jugements, évoquerait à la fois l’autorité du chef (dans la représentation du Christ crucifié) et la déférence de ses sujets, avec la gestuelle des orants. 

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