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Crucifix, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO CRUCIFIX, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 75,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Crucifix, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO CRUCIFIX, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 75,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris

Crucifix, Kongo, République Démocratique du Congo
KONGO CRUCIFIX, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collection Robert L. Wannijn, Belgique
Collection Hélène et Henri Kamer, Paris
Collection privée, Paris, acquis en 1975

Au dos figure une petite étiquette avec un cachet de cire : "Collection Rob. L. Wannijn, n° 500 1/6". Et petite étiquette "500 1/6".

Exposition

Rome, musée du Vatican, "Mostra internazionale d'arte missionaria dell'Anno Santo", 1950

Bibliographie

Kamer, "De l’authenticité des sculptures africaines" in Arts d’Afrique Noire, n° 12, 1974, p. 21

Description

Robert Wannijn compta parmi les plus grands connaisseurs et collectionneurs de bronzes Kongo, et en particulier d'insignes religieux anciens du Bas-Congo. Il leur consacra plusieurs publications et une vingtaine d’œuvres lui ayant appartenu sont aujourd'hui conservées au Musée de Tervuren.

Ce crucifix nkangi kiditu se distingue comme l'un des plus remarquables de la catégorie composée "d'une croix latine en bois et d'un christ en métal" (Volper, Ora pro Nobis. Etude sur les crucifix bakongo, 2011, p. 41-56). Fidèle à l'interprétation du thème par les artistes Kongo, le Christ ne porte pas de stigmate et il est accompagné d'un orant. Il se distingue par la dimension de la croix parée d'embouts en bronze, la très rare représentation du nimbe rayonnant, la remarquable finesse de la fonte, et la prodigieuse expression corporelle du thème de l'abandon. Son style et la qualité de la fonte permettent de le dater du XVIIe-XVIIIe siècles, d'après les récentes études de Julien Volper pour l'exposition Du Jourdain au Congo : Art et christianisme en Afrique centrale qui ouvrira fin 2016 au musée du quai Branly.  

L'histoire de la diffusion des crucifix Kongo est liée à la christianisation du Royaume de Kongo, dès la fin du XVe siècle. Selon Julien Volper (idem), hormis les usages chrétiens, cynégétiques et "fétichistes" qu'ils ont pu parfois revêtir, leur interprétation se situe fondamentalement dans le domaine de l'expression symbolique du pouvoir. Utilisés lors de rituels - notamment l'intronisation du roi - et de jugements, l'iconographie de ces puissants regalia évoquerait à la fois l'autorité du chef et la déférence de ses sujets. 

Arts d'Afrique et d'Océanie

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