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APPARTENANT À UNE FAMILLE ARISTOCRATIQUE

Entourage de François-Pascal-Simon Gérard
PORTRAIT DE CAROLINE BONAPARTE REINE DE NAPLES ET DES DEUX SICILES
Estimation
70 000100 000
ACCÉDER AU LOT
115

APPARTENANT À UNE FAMILLE ARISTOCRATIQUE

Entourage de François-Pascal-Simon Gérard
PORTRAIT DE CAROLINE BONAPARTE REINE DE NAPLES ET DES DEUX SICILES
Estimation
70 000100 000
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Details & Cataloguing

Tableaux, Sculptures et Dessins Anciens et du XIXe siècle

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Paris

Entourage de François-Pascal-Simon Gérard
ROME 1770 - 1837 PARIS
PORTRAIT DE CAROLINE BONAPARTE REINE DE NAPLES ET DES DEUX SICILES

Provenance

Joachim Murat (1767 - 1815), Maréchal d'Empire, Grand-duc de Berg et de Clèves (1806-1808), prince français et roi de Naples (1808-1815) ;
Lucien Murat (1803 - 1878), fils du précédent, prince français, prince de Naples, prince de Pontecorvo, puis 3ème prince Murat ;
Par descendance jusqu'aux propriétaires actuels

Description

La plus jeune soeur de Napoléon Bonaparte, Maria-Annunziata-Caroline (1782 - 1839) épousa Joachim Murat en 1800, après deux ans de discussions avec son frère, opposé à cette union. En 1806, Caroline et Joachim Murat devinrent grand-duc et grande-duchesse de Berg et de Clèves. Deux ans plus tard, le couple fut placé sur le trône de Naples et des Deux-Siciles. Ils eurent quatre enfants, Achille (1801-1847), Letizia (1802-1859), Lucien-Charles (1803-1878) et Louise (1805-1889). Caroline, femme ambitieuse et de caractère, s’impliqua dans la vie du royaume et s'intéressa à la politique, à l'économie et aux arts. Elle entendait relancer l'économie en aidant les manufactures textiles et favorisa l'éducation, notamment celle des jeunes filles. Enfin, elle encouragea les fouilles archéologiques de Pompéi. Après les Cent Jours, la défaite et la mort de son mari fusillé en octobre 1815 (voir le lot précédent), Caroline se réfugia en Autriche. Après la mort de Napoléon elle s’installa en Italie et en 1830 épousa Francesco Macdonald (1777-1837) ancien ministre de la guerre du royaume de Naples entre 1814 et 1815. Elle fit un voyage à Paris pour réclamer une indemnité au titre de sa dépossession de l'Elysée-Bourbon et du château de Neuilly. En 1838, une pension viagère lui fut accordée mais elle en profita peu puisqu'elle mourut le 18 mai 1839 à Florence. Elle fut enterrée à l’église Ognissanti à Florence.

Notre tableau, probablement peint vers 1810-1812, représente la reine assise, la couronne royale posée à ses côtés sur un coussin de velours. Une riche draperie et une colonne monumentale, dans la pure tradition classique des portraits d’apparat, occupe l’arrière-plan qui s’ouvre sur la baie de Naples et le Vésuve fumant. Coiffée à l’antique, elle porte un somptueux « Grand Habit de Cour » en soie brodée et une parure composée d’un diadème, collier, bracelet, boucles d’oreilles et fermoir.

Comme son mari, Caroline Murat commanda plusieurs portraits aux plus grands peintres de l’époque, dont bien sûr le baron Gérard. Les plus célèbres d’entre eux sont certainement le spectaculaire Portrait de Caroline Murat et ses enfants par le baron Gérard (conservé au Musée du Château de Fontainebleau, voir fig. 1 ci-dessous) sur fond de Vésuve en éruption, le Portrait de Caroline Murat grande-duchesse de Clèves et de Berg avec sa fille Letizia, peint en 1807 par Elisabeth Vigée Lebrun (musée de Versailles) et le Portrait de la reine Caroline Murat par Ingres (collection privée). Dans ce dernier portrait, peint en 1814 peu avant la chute du royaume, elle est vêtue intégralement de noir – peut-être porte-t-elle le deuil de sa belle-sœur l’impératrice Joséphine décédée le 29 mai 1814 – ; à l’arrière-plan on aperçoit la baie de Naples et le Vésuve fumant.

Le tableau a toujours été considéré par la famille des propriétaires comme une oeuvre exécutée par le baron Gérard et son atelier. Néanmoins, Alain Latreille, spécialiste de l'oeuvre du baron Gérard, nous a communiqué qu'à son avis, cette oeuvre n'est pas de l'artiste ni de son atelier. En effet, les portraits de Caroline Murat par Gérard sont connus et d’autre part le musée de Versailles ne conserve pas de petite réplique, comme c’est le cas pour les autres grands portraits officiels. Dans le livre d’Ornella Scognamiglio I dipinti di Gioacchino e Carolina Murat publié en 2008, est reproduit un tableau très semblable au nôtre quoique de plus petite taille (115 x 88 cm). Cette œuvre, conservée dans une collection privée, est cataloguée comme d’après Jean-Baptiste Regnault. Dans un autre livre en revanche, Carolina Murat La regina francese del regno delle Due Sicilie par Nicoletta d’Arbitrio et Luigi Ziviello, ce même tableau est référencé comme attribué à Gérard.

Nous remercions Monsieur Alain Latreille des informations qu’il nous a communiquées.

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