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Details & Cataloguing

Art Impressionniste et Moderne / Impressionist & Modern Art

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Paris

Man Ray
1890 - 1976
SANS TITRE [RAYOGRAPHIE]
signé Man Ray et daté 27 (en bas à droite), porte le cachet ORIGINAL (au dos)
rayogramme : épreuve gélatino-argentique
30 x 24 cm ; 11 3/4 x 9 1/2 in.
Exécuté en 1927.
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Provenance

Collection particulière, France

Exposition

Paris, Galeries nationales du Grand Palais, Man Ray, La photographie à l'envers, 1998

Bibliographie

Emmanuelle de l'Ecotais, Man Ray Rayographies, Paris, 2012, no. 198, reproduit p. 127

Description

signed 'Man Ray' and dated '27' (lower right);  stamped 'ORIGINAL' (on the reverse); rayogram: sliver gelatin print. Executed in 1927.


The English translation of this note follows the French


Notice de catalogue

“J’ai atteint le point culminant que j’ai recherché ces dix dernières années… […]. Je me suis libéré du médium « collant » de la peinture et je travaille désormais directement avec la lumière.”

[lettre de Man Ray à Ferdinand Howald, 5 avril 1922, publiée dans Man Ray, Writings on Art, edited by Jennifer Mundy with Andrew Strauss and Edouard Sebline, Consulting Editors, J. Paul Getty Trust, 2016, p. 78.]

 

Fraichement arrivé à Paris de New York et se retrouvant au cœur du groupe Dada rassemblé à Paris, Man Ray s’est libéré de la peinture pour se lancer dans l’expérimentation de différentes techniques, allant jusqu’aux procédés automatiques, dans la création de nouvelles œuvres, tout en développant un procédé photographique innovant de création d’images avant-gardes, celui des photogrammes, encore appelé “rayogrammes” ou “Rayographs” en anglais, en référence à son nom.

 

Ce procédé d’une extrême modernité consistait à agencer des objets du quotidien de manière aléatoire sur du papier photographique sensible et à les exposer à la lumière sous différentes sources et angles pour créer des formes flottantes multidimensionnelles à peine reconnaissables à travers des ombres et des reflets inversés, riche en tonalités, profondeur et transparence. Chaque œuvre est unique.

 

Cette technique ‘photographique’, résultant d’une expérimentation hasardeuse sans garantie de réussite jusqu’au développement du papier, était révolutionnaire pour l’époque. La lumière était devenue le principal outil de travail de Man Ray lui permettant de combiner  différents objets et de créer des œuvres uniques d’une qualité rêvée sans l’utilisation d’un appareil photographique, d’un négatif ou encore de l’élargissement.

 

En 1922, il publiera un album en édition limitée de douze reproductions de ses Rayographies, Les Champs délicieux, avec une préface rédigée par le poète et Dadaïste Tristan Tzara.

 

Cette rayographie unique de 1927 confirme l’ingéniosité de ce procédé photographique à travers la création d’une image partiellement abstraite, partiellement lisible où Man Ray réussit à donner de la profondeur et de la dimension aux éléments juxtaposés et à plonger le spectateur dans une image puissante, mystérieuse et d’une beauté intrigante.


Catalogue note

“I have reached the summit I have searched for these past ten years…(…). I have freed myself from the “sticky” medium of painting and I now work directly with light.”

[Letter from Man Ray to Ferdinand Howald, April 5 1922, published in Man Ray, Writings on Art, edited by Jennifer Mundy with Andrew Strauss and Edouard Sebline, Consulting Editors, J. Paul Getty Trust, 2016, p.78].

Recently arrived in Paris from New York and finding himself at the heart of the Dada group gathered in Paris, Man Ray freed himself from painting and threw himself into experimenting with different techniques, going so far as automatic procedures in the creation of new works, whilst developing an innovative photographic procedure for the creation of avant-garde images, that of the photogram, sometimes called “rayograms” or “rayographs” in reference to his name.

This extremely modern procedure consisted of organizing everyday objects in a haphazard way on sensitive photographic paper and exposing them to light from different sources and angles in order to create floating, multidimensional forms, hardly recognizable through the play of inverted shadows and reflections, rich in tonality, depth and transparency. Each work is unique.

This “photographic” technique, the result of chance experiment without guarantee of success even in the development of the paper, was revolutionary for the time. Light became Man Ray’s principle work tool that allowed him to combine different objects and to create unique works of ideal quality without using a camera, a negative or even an enlargement.

In 1922, he published an album of limited edition with twelve reproductions of his rayographs, Les Champs délicieux, with a foreword written by the poet and Dadaist Tristan Tzara.

This unique rayograph form 1927 confirms the ingenuity of this photographic procedure through which the creation of a partially abstract, partially legible image where Man Ray succeeded in giving depth and relief to juxtaposed elements and in plunging the spectator into a powerful, mysterious image of intriguing beauty.

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