Masque, Téké/Tsaayi, République du Congo
MASK, TEKE/TSAAYI, REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
35 00050 000
Lot. Vendu 36,250 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Masque, Téké/Tsaayi, République du Congo
MASK, TEKE/TSAAYI, REPUBLIC OF THE CONGO
Estimation
35 00050 000
Lot. Vendu 36,250 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris

Masque, Téké/Tsaayi, République du Congo
MASK, TEKE/TSAAYI, REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collecté par Teofil Anders Ceder (1879-1919) dans la région nord-ouest de Brazzaville (ex-Stanley Pool), entre 1905 et 1919
Transmis par descendance

Description

« Les danseurs tracèrent un cercle et dansèrent tout autour au son des tambours. Ils traînaient des pieds et exécutaient des mouvements désagréables avec leur corps. Ils criaient et chantaient des mots que nous ne pouvions comprendre ». Extrait du journal de Teofil Anders Ceder, lundi 31 octobre 1905. 

Le Suédois Teofil Anders Ceder, né en 1879 sous le nom d’Anders Olsson, embrassa la carrière de missionnaire et gagna le Bas-Congo avec son épouse Livia, en 1905. Pionnier de la Mission Evangélique Suédoise (MES), il se consacra, jusqu’à sa mort en 1919, à des voyages de reconnaissance visant à établir un réseau de missions dans les lieux les plus stratégiques, créant notamment, une petite mission dans le Stanley Pool dès 1909 et l'année suivante, la Mission de Brazzaville. Humaniste profondément engagé dans la connaissance des peuples à évangéliser, Ceder en apprend les langues (« je suis heureux de pouvoir maintenant comprendre les conversations et d’y participer », journal, le 2 octobre 1905) et constitue une importante collection d’œuvres souvent acquises, auprès des populations et des coloniaux, en échange de soins autorisés par sa formation de dentiste, et dont une partie est entrée à l’Etnografiskamuseet de Stockholm.

Conservé pendant près de cinquante ans dans les malles qui servirent à expédier les œuvres à la mort de Ceder et superbement préservé avec sa coiffe d’origine, ce masque constitue l’un des très rares exemplaires anciens de masques Téké/Tsaayi conservés dans les collections occidentales. Le visage, divisé horizontalement en deux plans, est orné de signes "associés à une connaissance secrète, magie, sorcellerie, contre-sorcellerie. Ils font mémoire du ciel, de la terre [..] du carrefour, des migrations tsaayi [...] des liens entre les astres, les esprits de la nature et la présence voilée des ancêtres" (Neyt, Fleuve Congo, 2010, p. 69). Au dos, un bourrelet sculpté dans le bois permettait au danseur de positionner le masque sur son visage. 

Arts d'Afrique et d'Océanie

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