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COLLECTION DE LA COMTESSE VIVIANE DE WITT

Alexander Calder
LOW THREE FEATHERS
SIGNED WITH THE ARTIST'S MONOGRAM AND DATED 67; PAINTED METAL AND WIRE STANDING MOBILE.
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COLLECTION DE LA COMTESSE VIVIANE DE WITT

Alexander Calder
LOW THREE FEATHERS
SIGNED WITH THE ARTIST'S MONOGRAM AND DATED 67; PAINTED METAL AND WIRE STANDING MOBILE.
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Details & Cataloguing

Art Contemporain

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Paris

Alexander Calder
1898 - 1976
LOW THREE FEATHERS
SIGNED WITH THE ARTIST'S MONOGRAM AND DATED 67; PAINTED METAL AND WIRE STANDING MOBILE.
signé du monogramme de l'artiste et daté 67
métal peint et fil de fer
27 x 69 x 79 cm; 10 1/2 x 27 x 31 in.
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Cette oeuvre est enregistrée dans les archives de la Fondation Calder, New York, sous le numéro A07870.

Provenance

Perls Gallery, New York
Collection particulière, acquis en 1967
Richard Gray Gallery, Chicago
Arnold Herstand & Company, New York
Vente: Christie's New York, 3 mai 1989, lot 27
Christian Fayt Art Gallery, Knokke-Heist
Acquis auprès de cette dernière en 1994 par la propriétaire actuelle

Description

Collection de la Comtesse Viviane de Witt

C’est en accompagnant son père au Palais Galliera qui servait alors d’écrin aux ventes aux enchères à Paris qu’est né le goût de la Comtesse Vivianne de Witt pour l’art. Ce goût devint une vocation dans les années 1980 quand elle fut l’une des premières femmes autorisées à exercer en France la profession de commissaire-priseur. Ce goût est devenu une passion personnelle qui la conduisit à collectionner en amateur éclairé. A la manière des humanistes, elle s’intéressa au-delà des modes, sans frontières de genres et d’époques, aux tabatières chinoises, au mobilier du XVIIIème siècle, à l’art primitif. Avec une curiosité aussi spontanée que scientifique, soucieuse de l’œuvre et de l’objet, de son inventeur, de sa provenance et de son histoire, Viviane de Witt s’est passionnée pour l’Art Déco, signant un livre sur les ébénistes Jules et André Leleu. Pas moins de deux monographies consacrées à des joailliers, Sterlé et Marina Bulgari, attestent non moins son attrait pour les bijoux qu’elle collectionne comme objets estimables pour leurs qualités propres.

De Giacometti à Basquiat en passant par Picasso, Calder, Dubuffet, l’œil de la Comtesse de Witt, sensible à l’original et au beau, a parcouru avec une acuité sans pareil un siècle d’art moderne et contemporain. Les chefs d’œuvres choisis de sa Collection que Sotheby’s Paris a aujourd’hui l’honneur de présenter témoignent d’un enthousiasme audacieux et sophistiqué où le monumental, le vif et le spectaculaire (Basquiat, Calder, Kiefer) le disputent au confidentiel (sculpture de Giacometti, œuvres sur papier de Willem De Kooning et de Picasso). Acquises dans des galeries internationales (Mary Boone Gallery, Pace Gallery, Barabara Mathes Gallery, Galerie Louis Carré, Galerie Beaubourg), au gré de ventes aux enchères publiques ou auprès de collectionneurs particuliers de son entourage, les œuvres de la Collection Viviane de Witt offrent un panorama où la diversité réjouissante le dispute à la qualité exceptionnelle.

Il suffit de considérer l’œuvre monumentale de Jean-Michel Basquiat, Crown Hotel (Mona Lisa Black Background), pour en prendre la mesure. Réunies sur le stupéfiant fond noir de la toile montée sur châssis apparent, deux icônes de l’histoire de l’art, La Joconde et L’Olympia de Manet, s’intègrent dans une composition d’un grand degré d’élaboration graphique, chromatique et symbolique. Hors norme. Que dire de la Figurine d’Alberto Giacometti ? Dont l’excellence et la rareté sont au rendez-vous. Conçue vers 1950, offerte à Balthus, cette sculpture à la grâce énigmatique fait partie du corpus initiatique et très restreint des bronzes peints de l'artiste. Deux ensembles d’œuvres démontrent également l’amplitude de la vision. De Jean Dubuffet, deux œuvres appartenant au cycle expérimental des Texturologies côtoient deux grandes sculptures en polyester rouge, bleu et blanc issues du cycle fantasque et drôlatique de l’Hourloupe. D’Alexander Calder, réunies de manière unique à Paris, quatre sculptures prolongent l’enchantement : le grand mobile abstrait Nine Snowflakes qui oscille dans les airs à la manière d’un vaisseau spatial surplombe un gracile petit oiseau Bird chasing fly dessiné en fil de fer tandis qu’un mobile-stabile et Rouge sous la table expriment le génie des couleurs et de l’équilibre aléatoire. Tout concourt également à désigner Five Women de Willem de Kooning comme une œuvre hors du commun : réalisée en 1952 (l’année de naissance de l’Expressionnisme américain), elle est au sein du cycle des Women qui fit la renommée de l’artiste, une œuvre achevée où se mêlent et se lisent la fougue et l’intelligence du crayon d’un des plus grands artistes américains du siècle.

Aussi, quand on demande à la Comtesse de Witt pourquoi choisir de se séparer de tels morceaux d’excellence, elle répond avec enthousiasme et sérieux : pour « ré-exercer mon œil et mon goût, pour savoir si j’ai eu raison de mes choix. C’est un exercice de connaissance de soi et de confrontation avec le goût de l’époque, une façon de rester dans son temps ». L’art de la collection est un art en mouvement. L’avenir lui appartient.

Art Contemporain

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Paris