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Pendule aux vestales portant le feu sacré en bronze patiné, bronze doré et marbre blanc d'époque Louis XVI attribuée à Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), vers 1788
A VERY FINE PATINATED AND GILTBRONZE MOUNTED MANTEL CLOCK, LOUIS XVI, ATTRIBUTED TO PIERRE-PHILIPPE THOMIRE (1751-1843), CIRCA 1788
Estimación
100.000150.000
Lote. Vendido 165,000 EUR (Precio de adjudicación con prima del comprador)
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Pendule aux vestales portant le feu sacré en bronze patiné, bronze doré et marbre blanc d'époque Louis XVI attribuée à Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), vers 1788
A VERY FINE PATINATED AND GILTBRONZE MOUNTED MANTEL CLOCK, LOUIS XVI, ATTRIBUTED TO PIERRE-PHILIPPE THOMIRE (1751-1843), CIRCA 1788
Estimación
100.000150.000
Lote. Vendido 165,000 EUR (Precio de adjudicación con prima del comprador)
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Details & Cataloguing

Important Mobilier, Sculptures et Objets d’Art

|
París

Pendule aux vestales portant le feu sacré en bronze patiné, bronze doré et marbre blanc d'époque Louis XVI attribuée à Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), vers 1788
A VERY FINE PATINATED AND GILTBRONZE MOUNTED MANTEL CLOCK, LOUIS XVI, ATTRIBUTED TO PIERRE-PHILIPPE THOMIRE (1751-1843), CIRCA 1788
en bronze patiné et doré à deux tons, le cardan inscrit dans la draperie entourant un brancard supportant un autel triangulaire orné de têtes de béliers, surmonté du feu sacré ; l'autel porté par deux vestales reposant sur un socle en marbre blanc orné d'une frise représentant des enfants jouant avec une chèvre, flanquée des figures de Calliope et Uranie ; l'ensemble porté par quatre léopards sur un contre­socle en marbre blanc, sur des pieds bagués
Haut. 54,5 cm, larg. 63,5 cm, prof. 18,5 cm
Height 21 1/2 in; width 25 in; depth 7 1/3 in
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Procedencia

Importante collection privée française depuis les années 1950

Documentación

Références bibliographiques

A. Gonzalez ­Palacios, Connaissance des Arts, septembre 1976, p. 11­13

J.N. Ronfort et J.D. Augarde, A l'ombre de Pauline, Paris, 2001, p.23

B. Rondot, in Marie­-Antoinette, cat. exp., Grand Palais, Paris, 2008, p. 227

Nota del catálogo

Marie-­Antoinette possédait au moins un exemplaire de cette pendule, garnie de plaques de porcelaine de Sèvres et décrite dans l'inventaire de ses pendules réalisé en 1793, elle est aujourd'hui au musée des Arts décoratifs à Paris. C'est le marchand­-mercier Dominique Daguerre qui la lui avait livrée en 1788 pour son boudoir au château de Saint­-Cloud. Daguerre possédait vraisemblablement le modèle et l'on trouve dans son inventaire après décès le 15 frimaire an V : "X une autre pendule dite les porteuses mouvement ajusté dans une espèce de brancard surmonté d'un petit autel le tout en bronze doré au mat et porté par deux figures de femmes en bronze de couleur antique avec socle de marbre blanc à bas-relief porté par quatre roues en bronze noir et sur double socle en marbre bleu turquin".

Pierre Verlet cite d'autre part un document de 1788 montrant la fourniture de plaques garnissant probablement aujourd'hui la pendule du musée des Arts décoratifs (P. Verlet, Brunet et Grandjean, Sèvres, Paris, 1953). L'attribution à Thomire est par ailleurs très justement confirmée par Alvar Gonzalez-­Palacios rapprochant les léopards de la pendule des Arts décoratifs (identiques aux nôtres) de ceux des candélabres de l'Indépendance américaine conservés au château de Versailles, ainsi que par la signature de Thomire sur la pendule de l'ambassade d'Angleterre à Paris (A. Gonzalez­-Palacios, Connaissance des arts, septembre 1976, p. 11­13). Il semble que l'ensemble des modèles connus, malgré les variantes de détail, doivent toutes être attribuées à Pierre-­Philippe Thomire.

L'origine de ce modèle de pendule est particulièrement intéressante. Sa source d'inspiration directe revient à une gravure d'Hubert Robert (reproduite Fig. 1) publiée en 1771­-1773 dans le "Recueil des griffonis" par l'abbé de Saint ­Non représentant un fragment antique admiré à Rome. Thomire, peut­-être par l'intermédiaire de Dugourc, réalisa ensuite, vers 1788, le modèle de cette pendule, chef­-d'oeuvre du style étrusque, probablement pour en donner la primeur à la reine Marie­-Antoinette. Un beau dessin de Dugourc (illustré Fig. 2), signé et daté 1790, provenant de l'ancienne collection Tassinari et Chatel, montre une pendule très proche de celle du musée des Arts décoratifs.

Une quinzaine de pendules comparables sont connus, parmi lesquelles nous pouvons citer :

-        Celle de Marie-Antoinette avec des plaques de porcelaine et un mouvement de Robin conservée au Musée des Arts Décoratifs de Paris

-         une avec un socle en marbre noir soutenu par des léopards conservé au musée de Minneapolis aux Etats­-Unis (vente Sotheby's Monaco le 7 février 1982, lot 366)

-        une avec des lions au socle, vente Sotheby’s  Londres, le 24 Juin 1988, lot 19  

-        deux avec des lions au socle provenant des collections Youssoupov conservées au musée de l'Ermitage à Saint-­Petersbourg

-        une avec des lions au socle conservée au musée des Arts Décoratifs de Madrid

-        une avec des lions au socle, ancienne collection Léon Lévy, vente Sotheby’s Paris, le 2 octobre 2008, lot 62 (204 750 Euros)

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