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Masque, Lwalwa, République Démocratique du Congo
LWALWA MASK, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
80,000120,000
LOT SOLD. 68,750 EUR
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Masque, Lwalwa, République Démocratique du Congo
LWALWA MASK, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
80,000120,000
LOT SOLD. 68,750 EUR
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie / African & Oceanic Art

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Paris

Masque, Lwalwa, République Démocratique du Congo
LWALWA MASK, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collection Léopold Häfliger (1929-1989), Lucerne 
Pierre Dartevelle, Bruxelles 
Alain de Monbrison, Paris
Collection privée, Paris, acquis en 1990 

Literature

African Arts, 1990, vol. XXIII, n° 3, p. 105 (troisième de couverture) 

Catalogue Note

Ce masque, qui compta parmi les œuvres maîtresses de la collection du peintre suisse Léopold Häfliger, exprime par son épure géométrique l'abstraction formelle de l’art Lwalwa, célébré par les collectionneurs occidentaux dès sa découverte dans les années 1930.

S’appuyant sur les notes de terrain de Maesen (ca. 1939), Karel Timmermans répertoria quatre types de masques Lwalwa : le nkaki, au nez sculpté dans un large panneau triangulaire qui remonte jusqu’au front, le shifola, au nez court et busqué, le nvondo dont le nez rappelle en plus fin la forme du premier, et enfin le mushika, qui représente une femme et porte une crête frontale (in « Les Lwalwa », Africa Tervuren, 1967, n° 53, p. 82).

Caractéristique du type nvondo (ou mfondo), ce masque se distingue par l’ampleur magistrale de son nez aviforme. Evocation stylisée du bec de calao, il se projette en saillie du visage concave pour venir rejoindre la coiffe shinsompolo, posant les bases symétriques des traits strictement architecturés. Dans une parfaite géométrie des traits, la fente horizontale des yeux, rehaussée de pigments blancs, répond au volume de la bouche étroite aux lèvres proéminentes et des tatouages edjindula ornant les tempes. Les traces de kaolin dans les creux de la gravure et la présence du mors fixé entre les lèvres témoignent de son utilisation « lors de danses régies par une chorégraphie complexe qui devaient apaiser les mânes des ancêtres et les contraindre à intervenir » (Kerchache, Paudrat et Stephan, L’Art Africain, 2008, p.561). Voir Sotheby’s (Paris, 5 décembre 2006, n° 123) et Trésors d’Afrique, Musée de Tervuren (1995, p. 140, n° 102) pour deux masques étroitement apparentés, le premier collecté par Karel Timmermans entre 1962 et 1965, le second par le Dr. Fourche, vers 1930.

This mask, one of the masterpieces of Swiss painter Leopold Häfliger's collection, expresses, through its clean geometric lines, the formal abstraction of Lwalwa art celebrated by Western collectors since its discovery in the 1930s.

Based on field notes taken by Maesen (ca. 1939), Karel Timmermans catalogued four types of Lwalwa masks: the nkaki, with a nose sculpted in a wide triangular panel going all the way up to the forehead, the shifola, with a short, hooked nose, the nvondo, with a finer nose in a form similar to that of the nkaki, and the mushika, which represents a woman and bears a frontal crest (in « Les Lwalwa », Africa Tervuren, 1967, No. 53, p. 82).

Typical of the nvondo (or mfondo) type, this mask stands out for the remarkable breadth of its bird-shaped nose. As a stylized evocation of a hornbill beak, it projects outward from the concave face and connects with the shinsompolo coiffe. In a perfectly geometric manner, the horizontal slit of the eyes, enhanced with white pigment, echoes the volume of the narrow mouth with protruding lips, and that of the edjindula tattoos adorning the temples. Traces of kaolin in the recesses of the engraving and the presence of a bit set between the lips indicate its use "during dances governed by a complex choreography designed to appease the spirits of ancestors and compel them to intervene" (Kerchache, Paudrat and Stephan, L’Art Africain, 2008, p.561). See Sotheby’s (Paris, 5 December 2006, No. 123) and Trésors d’Afrique, Tervuren musem  (1995, p. 140, No. 102) for two closely related masks, the first collected by Karel Timmermans between 1962 and 1965, the second by Dr. Forks circa 1930.

Arts d'Afrique et d'Océanie / African & Oceanic Art

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Paris