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Thomas Struth
'KUPCINET BRIDGE, CHICAGO', 1992
SILVER PRINT. SIGNED, TITLED, DATED AND NUMBERED 2/10 IN PENCIL ON THE REVERSE. MOUNTED AND FRAMED.
Estimate
5,0007,000
LOT SOLD. 13,750 EUR
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Thomas Struth
'KUPCINET BRIDGE, CHICAGO', 1992
SILVER PRINT. SIGNED, TITLED, DATED AND NUMBERED 2/10 IN PENCIL ON THE REVERSE. MOUNTED AND FRAMED.
Estimate
5,0007,000
LOT SOLD. 13,750 EUR
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Details & Cataloguing

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Paris

Thomas Struth
B. 1954
'KUPCINET BRIDGE, CHICAGO', 1992
SILVER PRINT. SIGNED, TITLED, DATED AND NUMBERED 2/10 IN PENCIL ON THE REVERSE. MOUNTED AND FRAMED.
Tirage argentique. Signé, titré, daté et numéroté 2/10 au crayon au verso. Monté sous passe-partout et encadré.
Image 45,3 x 55,9 cm, cadre 73,9 x 85,9 cm
(image 17 ¾ x 22 in., frame 29  1/8  x 33 ¾ in.)
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Provenance

Collection DEPFA Bank, Dublin

Exhibited

Londres, Hayward Gallery, The Epic & The Everyday, juin - août 1994 (étiquette de l'exposition au verso)

Literature

Richard Sennett, Struth: Unconscious Places, Munich, Schirmer Mosel, 2012, ill. p. 161.

Catalogue Note

Thomas Struth fait partie de ces photographes qui ont émergé au milieu des années 1970 de la Kunstakademie de Düsseldorf où il a reçu les enseignements de Gerhard Richter puis de Bernd et Hilla Becher. Dans la lignée de ses tous premiers travaux sur le paysage urbain à Düssseldorf ou New York datés des années 1970, les quatre photographies de 1992 présentées ici (lots 115 - 118) fournissent une archive architecturale et urbaine des plus minutieuses – Atget et Marville viennent à l’esprit – sur Chicago.

Les rues photographiées selon un procédé rigoureux hérité de l’enseignement des Becher sont silencieuses, immobiles et inhabitées, en opposition avec la nature même de la ville: un espace assourdissant, dynamique et grouillant. Aucune présence humaine sur ces photographies n’est visible – ce sont des scènes vides qui attendent l’entrée de leurs acteurs, pourtant, les traces d’activité vibrent dans le paysage cerné de constructions humaines. L’espace architectural ainsi agencé par l’homme est imprégné d'une atmosphère et d'une 'sonorité' qui confèrent à chaque ville une personnalité propre et permet de lire en filigrane la relation inconsciente de ce même espace avec notre condition mentale. C’est d'ailleurs la raison pour laquelle Thomas Struth a appelé son travail sur les paysages urbains: Unconscious Places.

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