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Gracq, Julien
Estimate
2,500 - 3,500 EUR
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Description
- Gracq, Julien
- André Breton. Quelques aspects de l’écrivain. Paris, José Corti, 1948.
- ink, paper and leather
In-12 (188 x 117 mm). Broché, non rogné, couverture imprimée. Chemise-étui demi-maroquin rouge d'Alain Devauchelle.
Edition originale, ornée d'un portrait-frontispice d'André Breton par Hans Bellmer.
Un des 20 exemplaires de tête sur vélin du Marais (n° 3).
A travers cette étude, Gracq se penche sur les enjeux de l'écriture : "L’étude de l’"écrivain" André Breton manifeste une propension naturelle à proliférer, à déborder son cadre initial, et à devenir un essai […] sur le phénomène surréaliste dans son ensemble. [...] Cette personnalité apparaît d’une façon durable comme traversée par certaines lignes de force [...] il n’est pas possible de s’intéresser même concrètement à l’écrivain sans essayer de voir ce qui amène de telles lignes de force sur leur prolongement à exaspérer sans cesse autour d’elles ce tourbillon compliqué et contradictoire de particules à quoi se réduit en dernière analyse ce qu’on appelle un "mouvement". (Julien Gracq, André Breton, quelques aspects de l’écrivain, p. 11 et 12 )
Les deux hommes se rencontrèrent en 1939 à Nantes.
Si Gracq admirait Breton, on sait que la réciproque est vraie, preuve en est certaines lettres de Corti à Gracq (voir n° 129 de cette vente). En 1952, Breton écrira : "Julien Gracq, plus qu'au surréalisme tel qu'il se définit théoriquement, reste absolument fidèle à l'esprit qui animait son premier livre Au château d'Argol et dans lequel le surréalisme a immédiatement trouvé son bien [...] Plus que romancier, Gracq s'avère avoir été poète..." (Interview de Breton par Yves Perez, 28 septembre 1952).
Edition originale, ornée d'un portrait-frontispice d'André Breton par Hans Bellmer.
Un des 20 exemplaires de tête sur vélin du Marais (n° 3).
A travers cette étude, Gracq se penche sur les enjeux de l'écriture : "L’étude de l’"écrivain" André Breton manifeste une propension naturelle à proliférer, à déborder son cadre initial, et à devenir un essai […] sur le phénomène surréaliste dans son ensemble. [...] Cette personnalité apparaît d’une façon durable comme traversée par certaines lignes de force [...] il n’est pas possible de s’intéresser même concrètement à l’écrivain sans essayer de voir ce qui amène de telles lignes de force sur leur prolongement à exaspérer sans cesse autour d’elles ce tourbillon compliqué et contradictoire de particules à quoi se réduit en dernière analyse ce qu’on appelle un "mouvement". (Julien Gracq, André Breton, quelques aspects de l’écrivain, p. 11 et 12 )
Les deux hommes se rencontrèrent en 1939 à Nantes.
Si Gracq admirait Breton, on sait que la réciproque est vraie, preuve en est certaines lettres de Corti à Gracq (voir n° 129 de cette vente). En 1952, Breton écrira : "Julien Gracq, plus qu'au surréalisme tel qu'il se définit théoriquement, reste absolument fidèle à l'esprit qui animait son premier livre Au château d'Argol et dans lequel le surréalisme a immédiatement trouvé son bien [...] Plus que romancier, Gracq s'avère avoir été poète..." (Interview de Breton par Yves Perez, 28 septembre 1952).