- 52
Pendule à musique, à jeux de carillons, en bronze doré d'époque Louis XV, signée ST GERMAIN, le cadran et le mouvement signés STOLLEWERCK / A PARIS
Description
- bronze
- Haut. 66,5 cm, larg. 45 cm, prof. 21 cm
- Height 26 1/4 in; width 17 3/4 in; depth 8 1/4 in
Literature
J.D. Augarde, "Jean-Joseph de Saint-Germain" in L'Estampille/l'Objet d'Art, Décembre 1996, pp. 63-82
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
L’inventaire après-décès de son épouse en 1779, puis celui mené à sa mort en 1791, révèle le décor quotidien d’un homme des Lumières, aux intérêts multiples : Saint-Germain possédait en effet un laboratoire et un cabinet de curiosités renfermant minéraux, coquillages et échantillons botaniques. Sa bibliothèque fournie renfermait également des partitions et parmi son mobilier figurait un clavecin (J.-D. Augarde, op. cit., 1986, p. 521).
On connaît de lui des pendules surmontées d’éléphant ou de rhinocéros auxquelles sont parfois associés des carillons. Ce modèle en revanche, plus homogène, fut conçu semble-t-il dès l’origine pour renfermer un mouvement musical. Dix autres exemplaires quasiment identiques sont répertoriés :
- Une pendule ill. dans Tardy, La Pendule française, Paris, 1949, tome I, p. 162, mouvement signé Balthazar
- Une pendule ill. dans Tardy, La Pendule française, Paris, 1949, tome I, p. 162, mouvement signé de Jacques Panier
- Collection Arnold Seligman, vente à Paris, galerie Charpentier, 4-5 juin 1935, lot 127, mouvement signé Léchoppié
- Vente à Paris, palais Galliera, le 7 juin 1974, lot 82, mouvement signé Moisy
- Vente à Paris, étude Ader-Picard-Tajan, le 22 novembre 1987, lot 217, mouvement signé Etienne Champion (ill. dans P. Kjellberg, La Pendule française, Paris, 1997, p. 117, fig. F)
- Vente Sotheby's à New York, le 10 décembre 1994, lot 242, mouvement signé Moisy
- Collection Alexander, vente Christie’s à New York, le 30 avril 1999, lot 86, mouvement signé Gilles L’Aîné (ill. dans H. Ottomeyer, P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, Vol. I, p. 126, n°2.8.10)
- Vente à Paris, Christie’s, le 16 décembre 2002, lot 26, mouvement signé Moisy
- Collection Wildenstein, vente Christie’s à Londres, le 15 décembre 2005, lot 187, mouvement signé Charles Dutertre
- Vente à Paris, Artcurial, le 15 décembre 2009, lot 82, mouvement signé Jean-Baptiste Dutertre, puis vente Marc-Arthur Kohn, le 2 juillet 2013, lot 29, puis le 10 septembre 2014, lot 54
Seul le dernier exemplaire cité comporte une légère variante, le putto représentant l’astronomie étant remplacé par un trophée de musique.
Michel Stollenwerck, horloger reçu maître en 1746, collabora régulièrement avec Saint-Germain et était justement réputé pour la qualité de ses mécanismes à musique : « Quant aux instruments à timbres, ou carillons […], ceux de Stollenwerck ont joui de la plus haute réputation » et « Quelques carillons de Stollenwerck transportés à la Chine, au Mogol, en Turquie & chez les Hurons, ont ravi d’admiration les souverains de ces vastes contrées » (Père M.D.J Engramelle, La Tonotechnie ou l’Art de Noter les cylindres et tout ce qui est susceptible de Notage dans les instruments de Concerts mécaniques, Paris, 1775, cité par J.-D. Augarde, op. cit., 1996, p. 398).