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Exceptionnelle paire de fauteuils à châssis en bois sculpté et doré "à la grecque" à deux tons d’or d’époque Louis XV, vers 1765-1770
AN EXCEPTIONAL PAIR OF CARVED OIL GILT-WOOD FAUTEUILS À LA REINE, LOUIS XV, CIRCA 1765-1770
Estimate
120,000180,000
LOT SOLD. 435,000 EUR
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Exceptionnelle paire de fauteuils à châssis en bois sculpté et doré "à la grecque" à deux tons d’or d’époque Louis XV, vers 1765-1770
AN EXCEPTIONAL PAIR OF CARVED OIL GILT-WOOD FAUTEUILS À LA REINE, LOUIS XV, CIRCA 1765-1770
Estimate
120,000180,000
LOT SOLD. 435,000 EUR
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Details & Cataloguing

Les Dillée : Une dynastie d’experts et de collectionneurs

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Paris

Exceptionnelle paire de fauteuils à châssis en bois sculpté et doré "à la grecque" à deux tons d’or d’époque Louis XV, vers 1765-1770
AN EXCEPTIONAL PAIR OF CARVED OIL GILT-WOOD FAUTEUILS À LA REINE, LOUIS XV, CIRCA 1765-1770
le dossier plat légèrement cintré dans le haut, à épaulements ; la ceinture arrondie en façade, reposant sur des pieds cambrés terminés par des enroulements ; richement sculpté d'entrelacs, feuillages, volutes et piastres ; le dossier et l'assise garnis à châssis ; un châssis estampillé I. MERCIER ; recouverts de velours gaufré ocre
Quantity: 2
Haut. 98 cm, larg. 65 cm, prof. 60 cm
Height 38 1/2 in; width 25 2/3 in; depth 23 1/3 in
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Literature

S. Eriksen, Early Neo-Classicism in France, Londres, 1974, ill. n°157

"Le Goût d'un expert", in Connaissance des Arts, mai 1969, n°207

Catalogue Note

Cette superbe paire de sièges appartenait à l’origine à une suite de fauteuils dont l’un fut reproduit  dans l’ouvrage de référence sur le style Transition écrit par Sven Eriksen (voir illustration). La notice dans ce livre mentionne l’estampille de Jacques-Pierre Letelier, menuisier reçu maître en 1747, estampille relevée sur les châssis de certains fauteuils appurtenant à cette suite. La production connue de ce menuisier consiste surtout en des sièges relativement courants avec quelques exceptions pour des fauteuils plus luxueux. Il est plus que probable que Letelier, comme Jean Mercier dont on retrouve l’estampille sur l’un des châssis de notre paire, soient intervenus uniquement dans la confection des châssis, la richesse du dessin et la qualité de la sculpture de ces fauteuils plaidant pour une attribution à l’un des grands maîtres de la menuiserie en sièges de cette époque comme Jean-Baptiste Tilliard ou Nicolas-Quinibert Foliot. On retrouve des ornements typiquement rocailles comme les rinceaux et feuilles d'acanthe traités de manière symétrique dans une composition très originale soulignée par des lignes droites accentuées de légers décrochements permettant d'y placer des motifs "à la grecque". 

 

Six fauteuils sont aujourd’hui connus, tous ont appartenu à la collection Bernard Dillée ; outre la paire que nous présentons, deux autres paires appartiennent à la collection Axa, conservées dans l’hôtel de la Vaupalière et illustrées dans, « L’Hôtel de la Vaupalière », Connaissance des arts, hors-série, Paris, 2008, p. 57. Tous ces fauteuils possèdent une  même dorure à l'huile dont l'emploi est assez inhabituel sur les sièges de cette époque mais qui a la particularité de faire ressortir les contrastes et le relief en raison de la quasi absence d'apprêt et donc de reparure.

La provenance au XVIIIe siècle demeure mystérieuse, une tradition citée dans S. Eriksen évoque le marquis de Marigny pour le château de Ménars et, à défaut d'être vérifié, il est fort probable que c'est dans son entourage et plus largement dans des celui des adeptes du renouveau néoclassique que se trouve la réponse.

 

Les Dillée : Une dynastie d’experts et de collectionneurs

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