22
22
Maternité, Vili, République Démocratique du Congo
VILI MATERNITY FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
60,00090,000
LOT SOLD. 147,000 EUR
JUMP TO LOT
22
Maternité, Vili, République Démocratique du Congo
VILI MATERNITY FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
60,00090,000
LOT SOLD. 147,000 EUR
JUMP TO LOT

Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris

Maternité, Vili, République Démocratique du Congo
VILI MATERNITY FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Acquis in situ par les Pères Blancs entre 1900 et 1908
Collection privée
Aguttes, Drouot Richelieu, Paris, 14 novembre 2008, n° 315
Collection Richard Carchon, Paris
Didier Claes, Bruxelles
Collection Daniel et Carmen Klein

Exhibited

Paris, Réfectoire des Cordeliers, Collège des Universités de Paris, Maternités : un monde d’amour et de tendresse, 15 avril - 7 mai 2009

Literature

Brohard, Maternités : un monde d’amour et de tendresse, 2009, p. 19
Claes, Zaire, 2009
Von Linting, Empreintes d’Afrique. L’art tribal au fil des fleuves, 2011, p. 98-100, n° 37

Catalogue Note

Le sujet de la femme trônant en majesté et accompagnée d’un enfant qu’elle porte dans les bras ou sur les genoux constitue une icône majeure de l’art Kongo, en particulier chez les Yombe et les Vili. Appelées Phemba, ces statues représentent des fondatrices de clan ou des effigies de souveraines défuntes et possèdent différentes fonctions dans l’univers cultuel Kongo. Au sein du corpus comparativement restreint des maternités Vili, cette œuvre s’impose, par l’importance du sujet portraituré et la très grande beauté de sa facture, comme l’un de ses plus remarquables témoins.

Parmi les maternités Vili, les représentations de femme assise sont excessivement rares, et plus encore celles qui sont - ou étaient, comme ici - dotées d’une charge magico-religieuse bilongo. Assise sur une base évoquant probablement un coffre à reliques, le personnage impose par ses attributs et par la dignité de la pose et de l’expression, l’importance de son rang. Sa coiffe, superbement détaillée, associe les motifs à cercles concentriques des calottes réservées aux détenteurs du pouvoir, et l’ancienne coiffure à pointe sommitale spiralée, observée dans la seule statuaire Vili et qui symboliserait « la migration des différents groupes Kongo depuis leur capitale Mbanza Kongo » (Lehuard, Art Bakongo. Les centres de style, 1989, p. 213). Si l’enfant arbore la même coiffure, l’ancienne présence d’une charge bilongo suggère, plutôt qu’une fondatrice de clan, une importante femme-chef dont cette effigie commémorative servait à invoquer le pouvoir d’intercession. Enfin, tandis que la finesse des modelés est mise en valeur par les nuances de la patine profonde, la tête exprime magnifiquement l’idéal de beauté des peuples Kongo, contribuant à la majesté de la représentation.

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris