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Masque, Magar, Montagnes moyennes de l'Himalaya, Népal
MASK, MAGAR, MID HIMALAYAS, NEPAL
Estimate
40,00050,000
LOT SOLD. 43,500 EUR
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Masque, Magar, Montagnes moyennes de l'Himalaya, Népal
MASK, MAGAR, MID HIMALAYAS, NEPAL
Estimate
40,00050,000
LOT SOLD. 43,500 EUR
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris

Masque, Magar, Montagnes moyennes de l'Himalaya, Népal
MASK, MAGAR, MID HIMALAYAS, NEPAL

Provenance

Pace Gallery, New York, 1990
Collection Alain Bovis
Collection privée, acquis en 2004

Exhibited

New York, Pace Gallery, Masks of the Himalayas, 26 octobre - 8 décembre 1990

Literature

Bradley et Chazot, Masks of the Himalayas, 1990, pl. n.p. 

Catalogue Note

"L’art primitif n’a jamais si bien mérité son nom qu’en ces confins où l’archaïsme s’ajoute à l’antiquité".
Marc Petit (A masque découvert. Regards sur l’art primitif de l’Himalaya, 1995, p. 11)

En 1990, Lisa Bradley, directrice de la galerie d’art africain Pace Primitive (New York) eut l’audace de consacrer aux masques de l’Himalaya (Masks of the Himalayas), l’une des premières grandes expositions dédiées à ces visages sculptés nés des anciennes traditions bouddhistes, hindouistes et chamaniques de l’Himalaya. Parmi les œuvres illustrant l’art archaïque des populations aborigènes (ou « tribales »), s’imposait ce masque Magar, saisissant par la modernité minimaliste de sa construction et la fascinante prégnance du visage, accentuée par la profonde patine glacée, de suie noire et de résine.

Découverts, comme les arts d’Afrique et d’Océanie, par des artistes et des voyageurs, ces masques n’ont éveillé que très récemment l’intérêt des chercheurs, et leur signification précise demeure méconnue. Les masques "tribaux" des Rai, Gurung, Magar et Tharu, représentent, selon Eric Chazot (in Bradley et Chazot, Masks of the Himalayas, 1990), "des clowns et des dieux, des démons, des animaux fabuleux et des divinités locales ; certains sont utilisés par des chamans, d’autres pour la divination".

Selon Marc Petit, à propos du masque très comparable de sa donation au musée du quai Branly, illustré en couverture de Dans le blanc des yeux, Masques primitifs du Népal (2010, couverture et p. 15 du portfolio) : "Créature mi-homme, mi-oiseau [… ] les yeux carrés profondément enfoncés évoquent une tête de mort. Les squelettes sont, en pays himalayen, de joyeux compagnons dont le rôle, souvent réservé aux jeunes enfants, présente un caractère propitiatoire".

 

Arts d'Afrique et d'Océanie

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