80
80
Bas d'armoire en placage d'amarante, bois de rose et montures de bronze doré d'époque Louis XV, circa 1750, estampillé BVRB
A GILTBRONZE MOUNTED TULIPWOOD AND AMARANTH CUPBOARD, LOUIS XV, STAMPED BVRB, CIRCA 1750
Estimate
80,000120,000
LOT SOLD. 175,500 EUR
JUMP TO LOT
80
Bas d'armoire en placage d'amarante, bois de rose et montures de bronze doré d'époque Louis XV, circa 1750, estampillé BVRB
A GILTBRONZE MOUNTED TULIPWOOD AND AMARANTH CUPBOARD, LOUIS XV, STAMPED BVRB, CIRCA 1750
Estimate
80,000120,000
LOT SOLD. 175,500 EUR
JUMP TO LOT

Details & Cataloguing

Mobilier, Sculptures et Objets d'art

|
Paris

Bas d'armoire en placage d'amarante, bois de rose et montures de bronze doré d'époque Louis XV, circa 1750, estampillé BVRB
A GILTBRONZE MOUNTED TULIPWOOD AND AMARANTH CUPBOARD, LOUIS XV, STAMPED BVRB, CIRCA 1750
la façade ouvrant par deux portes grillagées découvrant deux étagères, les montants sommés de chutes ornées de cabochons et terminées par des feuilles, les côtés encadrés de moulures ornées de cabochons inscrits dans des volutes rocaille, le tablier centré de volutes rocaille ; dessus de marbre gris veiné blanc d'époque postérieure ; estampillé sous le plateau sur le montant avant droit
Haut. 92 cm, larg. 144 cm, prof. 51 cm
Height 36 1/4 in; width 56 3/4 in; depth 20 in
Read Condition Report Read Condition Report

Provenance

Conservé dans un château en Touraine depuis le début du XIXe siècle et probablement par descendance depuis la création du meuble vers 1750

Literature

Références bibliographiques

(1)    A. Pradère, Les grands Ebénistes français, Paris, 1989, p. 188.

(2)    M.N. de Gary, Musée Nissim de Camondo, La Demeure d’un Collectionneur, Paris, 2007, p. 101

Catalogue Note

Bernard II Vanrisamburgh dit BVRB, ébéniste reçu maître en 1766

Notre meuble est exceptionnel à plus d’un titre. Inconnu du marché puisque conservé dans la famille depuis le XIXe siècle  et dont ne nous connaissons pas de modèle identique, il constitue un nouvel apport à notre connaissance de l’œuvre de BVRB. Très peu de bas d’armoire ou meuble d’appui de ce célèvre ébéniste sont répertoriés. Parmi ceux-ci, citons celui provenant des collections de Machault d’Arnouville, vente Drouot-George V, Paris, le 15 avril 1989. Notre meuble est probablement comme ce dernier le fruit d’une commande particulière. BVRB livra plusieurs pièces au marchand mercier Thomas Joachim Hébert entre 1737 et 1750 et il collabora aussi avec les marchands Lazare Duvaux, Henri Lebrun, Simon-Philippe Poirier et François Darnault. 

Comme son père, BVRB était le propriétaire de ses modèles de monture de bronze doré qu’on ne retrouve ainsi que sur sa production. La qualité de ciselure des montures est toujours aussi belle chez cet ébéniste qui sait allier à la perfection technique un sens de la composition remarquable qui rapproche ces montures des pièces de sculpture. Ainsi le montant cachant la jonction des vantaux montre-t-il l’aboutissement du style rocaille chez BVRB : l’entrée de serrure s’inscrit dans un double cartouche nervuré et se prolonge par des enroulements. Les encadrements des portes sont tout aussi beaux par leur dessin mouvementé ponctué de cartouches rocaille et de décrochements feuillagés. Ces encadrements confèrent à notre meuble une rare légèreté pour ce type de meuble. Le dessin du placage alternant amarante et bois de rose vient souligner le caractère mouvementé de la façade. Ces encadrements de portes ainsi que le montant central de la serrure se retrouvent à l’identique mais avec des dimensions légèrement différentes sur la partie supérieure d’une paire de bibliothèques en bois satiné conservée au musée J. Paul Getty de Malibu (1). Enfin, les montants sont terminés par des chutes en cabochon qui figurent elles aussi sur un groupe identifié d’encoignures comme celles conservées au musée Nissim de Camondo à Paris (2). Ces chutes se retrouvent aussi sur le célèbre secrétaire de Louis XV à Trianon conservé au musée de Tessé au Mans. Ce meuble à deux corps repose sur un bas d’armoire différent du nôtre mais qui partage certaines similarités dans son dessin. L’inventaire de Trianon en 1776 précise que le dessus de marbre de ce meuble était à l’origine en rouge griotte, précision intéressante pour notre meuble qui a perdu comme ce dernier son marbre original. On peut supposer que notre meuble comportait un dessus de marbre rouge griotte ou un marbre brèche d’Alep. 

Mobilier, Sculptures et Objets d'art

|
Paris